À Montpellier, Antoine Debreux, 28 ans, lance « Marius », un service de paniers hebdomadaires composé de fruits, légumes et œufs issus de producteurs locaux, en hommage à un ami disparu. Le concept démarre par un point relais au Café Bun et doit évoluer vers la livraison à domicile dans les mois qui viennent, avec une communication axée sur la proximité et la simplicité. 25 € le panier est le tarif unique proposé pour l'offre de lancement, accompagnée de fiches recettes pour valoriser les produits et limiter le gaspillage.
Le projet insiste sur l'origine des produits, sélectionnés auprès de fermes situées près de Montpellier afin de réduire les distances parcourues et renforcer les liens avec les exploitations. Pour l'instant les approvisionnements proviennent majoritairement d'exploitations dans un rayon restreint, souvent inférieur à 40 km, et la promesse technique reste de s'en tenir au critère maximal de 100 km pour les partenaires. Produit à moins de 100 km résume cette proximité géographique au cœur du modèle.
Le lancement commercial est programmé le jeudi 7 mai 2026 au Café Bun, avec des inscriptions ouvertes en ligne et déjà plus d'une centaine de préinscriptions enregistrées. Les paniers sont à récupérer en point relais pour la phase initiale et la livraison à domicile est planifiée pour la rentrée, avec une montée en charge progressive et des offres adaptées. Antoine annonce une montée en gamme prévue en septembre 2026, avec plusieurs formats tarifaires destinés aux célibataires, couples et familles.
Le modèle économique revendique une répartition de la valeur qui favorise les producteurs : 60 % pour les agriculteurs du prix de vente est reversé aux fermes, le reste couvrant la logistique, les frais de fonctionnement et une marge opérationnelle. Avant de lancer Marius, Antoine a réalisé des stages en ferme et multiplié les discussions avec des maraîchers, des éleveurs de plein air et des producteurs d'œufs pour construire une offre viable et équitable. L'objectif affiché est d'éviter les modèles qui pressurisent les marges agricoles et d'offrir une rémunération plus transparente.
À plus long terme, le service vise à intégrer d'autres acteurs locaux — boulangers, vignerons, apiculteurs — pour proposer des paniers mixtes et des options complémentaires, tout en testant des formats et des prix différents. Antoine insiste sur l'ambition sociale du projet : élargir l'accès au bio au-delà des consommateurs déjà acquis et ne pas se limiter à un public urbain privilégié. Le développement devra cependant résoudre des défis logistiques et de maîtrise des coûts pour préserver la part distribuée aux producteurs et rendre l'offre durable économiquement.
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