Opaline Lysiak installe un poulailler nomade à Gâvres
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Opaline Lysiak installe un poulailler nomade à Gâvres

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Opaline Lysiak installe un poulailler nomade à Gâvres

Source: AGRONEWS All news of the source

À Gâvres (Morbihan), l'agronome Opaline Lysiak a lancé en 2026 un projet de micro-élevage itinérant qui s'installe dans les jardins de particuliers et sur des espaces publics. Les trente volailles arrivées récemment sont issues d'un élevage en pâturage tournant de Loire-Atlantique et servent de point de départ à cette expérimentation locale. 30 poules pondeuses composent le cheptel initial, géré entièrement par l'éleveuse pour limiter la contrainte pour les hôtes et garantir la traçabilité des œufs. L'initiative se veut à la fois pédagogique, territoriale et résolument orientée vers l'agriculture de proximité en 2026.

Un poulailler mobile et sécurisé

Le dispositif repose sur un poulailler sur roulettes conçu pour être déplacé d'une parcelle à l'autre et négocié avec une entreprise spécialisée pour en assurer la praticité. La structure permet aux animaux de dormir et de pondre à l'abri, et l'enclos est protégé par une clôture électrifiée pour prévenir les attaques de prédateurs. Opaline assure la manipulation, la distribution d'eau et de nourriture, ainsi que la collecte des œufs afin d'alléger les responsabilités des propriétaires. Le modèle vise à s'adapter aux contraintes des jardins, notamment l'absence de terre agricole à Gâvres.

Alimentation et rotation

L'alimentation des gallinacés repose sur des aliments certifiés biologiques fournis par un producteur local et sur la cueillette de plantes sauvages comme la consoude, l'ortie et le pissenlit pour diversifier les apports. Les restes alimentaires domestiques sont exclus afin d'éviter la venue de nuisibles, et Opaline intègre également un apport d'algues qu'elle récolte, déshydrate puis réduit en poudre pour enrichir les rations. Les poules restent environ une semaine par parcelle avant d'être déplacées selon un principe de pâturage tournant adapté au milieu urbain. Les propriétaires intéressés doivent disposer d'un jardin d'au moins 100 m² minimum pour garantir la liberté de mouvement des animaux.

Le modèle présente des bénéfices concrets pour les foyers accueillants et pour le sol : la présence des poules apporte des apports organiques et favorise le travail naturel du sol, tandis que les habitants reçoivent une partie des œufs produits. Une partie de la production est mise en vente localement, organisée par l'éleveuse, au tarif de 3 € les six pour l'instant afin de soutenir la rotation et les coûts d'approvisionnement bio. Le déplacement hebdomadaire du poulailler limite la pression sanitaire et évite le compactage du terrain.

Opaline cherche à étendre son réseau de jardins et a lancé en 2026 une cagnotte pour financer du matériel supplémentaire, la construction d'un poulailler plus léger et la rédaction d'un livret destiné aux collectifs d'habitants souhaitant reproduire le modèle. L'objectif financier initial est de 3 000 euros, destiné à couvrir la construction et le temps de capitalisation de l'expérience. Elle anime aussi le podcast Agroécologie Voyageuse, qui sert de plateforme pour partager méthodes et retours d'expérience.

Pour contacter le projet ou proposer un jardin d'accueil, les personnes intéressées peuvent joindre Gavr’œufs ou écrire à opapillon@protonmail.com. L'initiative vise à rester locale, conforme aux pratiques biologiques et adaptable à d'autres communes côtières ou rurales souhaitant promouvoir la production d'œufs de proximité en 2026.

Photo - www.ouest-france.fr

Topics: Aviculture, Bien-être animal, Agriculture biologique (AB)

Agronews

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