Thomas : « C’est un peu sec pour la rotative »
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Thomas : « C’est un peu sec pour la rotative »

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Thomas : « C’est un peu sec pour la rotative »

Zdroj: AGRONEWS Všechny zprávy ze zdroje

Au milieu de sa parcelle, à Doulieu dans le Nord, Thomas Wattelle soulève la poussière en préparant son futur maïs grain; le sol est sec et motteux après plusieurs semaines sans pluie et le jeune agriculteur avance vite pour profiter d’une fenêtre météo favorable. Pour gérer cette surface, il travaille sur 10 ha et compte accélérer le réchauffement du sol par un passage de rotative avant les semis. La poussière et les mottes trahissent un risque de réserve hydrique limitée au stade semis si les pluies tardent.

Pour actionner la rotative de la cuma il utilise un John Deere 195 de plus de 200 chevaux couplé à une Lemken Zirkon 600 de six mètres de large, un attelage pensé pour limiter les tassements et maintenir le débit de chantier. Il indique une vitesse de travail maîtrisée à 4,5 km/h, soit environ 2,8 ha/h sur cette machine, et une consommation évaluée à 14 l/ha selon sa console. Ces chiffres expliquent le choix d’un convoi puissant en cuma pour répartir les coûts et garder un rythme opératoire acceptable malgré la sécheresse.

Les objectifs de ce passage sont multiples : affiner le lit de semence, accélérer le réchauffement des horizons superficiels et limiter l’assèchement excessif du profil. Thomas précise qu’il n’a pas labouré mais a testé plusieurs outils en amont pour juger de l’intérêt technique avant de semer. En l’absence de pluie, il privilégie des interventions légères et coordonnées afin de préserver la structure et réduire le risque d’érosion éolienne sur ces terres du Nord.

Avant la rotative, la parcelle a reçu un détritement de l’engrais vert et une désherbage chimique visant à réduire la pression des vulpins, opération réalisée cet hiver et au début du printemps; Thomas reconnaît l’usage du glyphosate pour cette phase. Il a aussi fait des essais avec son déchaumeur à disques et un fissurateur pour travailler différents horizons sans retourner la terre, une stratégie qui conserve la réserve organique et la faune du sol tout en préparant un lit de semence homogène.

Pour le semis mi‑avril, la cuma fournira le Monosem Valoterra huit rangs que Thomas utilisera pour emblaver le maïs grain, matériel qu’il connaît bien. Le semoir dispose d’un système de fertilisation localisée mais il ne l’utilise pas systématiquement, expliquant « Je n’ai jamais remarqué de différences et cela réduit le débit de chantier ». En contexte cuma, le partage du matériel permet de réaliser ces opérations sur une fenêtre courte, essentielle quand la météo impose des passages rapides.

Sur la parcelle du Nord, la combinaison de machines puissantes, d’un travail superficiel et d’une organisation en cuma illustre une approche pragmatique face à des sols secs en 2026, où l’enjeu reste d’optimiser le réchauffement et la structure du sol sans épuiser les réserves hydriques disponibles. Thomas remettra les roues mi‑avril pour semer son maïs grain et suivre l’évolution du lit de semence après ces passages.

Photo - www.entraid.com

Témata: Semis, Santé des sols, Machinisme agricole

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