Engrais au fond du trou : éviter de brûler les racines
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Engrais au fond du trou : éviter de brûler les racines

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Engrais au fond du trou : éviter de brûler les racines

Zdroj: AGRONEWS Všechny zprávy ze zdroje

Apporter de la matière organique lors d'une plantation améliore la structure du sol, la rétention d'eau et l'activité biologique nécessaire à la minéralisation des nutriments. La matière organique, sous forme de compost, de fumier ou de terreau, se transforme progressivement en humus grâce aux micro-organismes et aux vers de terre, nourrissant la plante sur le long terme. 2 % de matière organique est souvent avancé comme seuil minimal pour maintenir la faune du sol et éviter l'appauvrissement des terres agricoles.

Risques à éviter

Mettre de la matière organique non décomposée au contact des racines est dangereux : en profondeur l'absence d'oxygène provoque des fermentations qui dégagent des gaz toxiques et peuvent brûler les jeunes racines. Ce phénomène fragilise les arbres et arbustes en phase d'établissement et favorise le décollement racinaire plutôt que l'ancrage.

Poser une grosse poche de compost ou de fumier au fond du trou favorise le « syndrome du pot de fleurs » : les racines restent confinées dans la zone riche et ne s'étendent pas, ce qui réduit la capacité d'ancrage et d'alimentation de la plante. À terme, la végétation végète malgré un apport apparent de fertilité.

Incorporer des matériaux frais riches en carbone (paille, copeaux, BRF non mûr) sans équilibre azoté provoque une « faim d'azote » : les micro-organismes qui décomposent ces matières immobilisent l'azote du sol, ralentissant la croissance et faisant jaunir les jeunes plants. On peut compenser ponctuellement avec des apports azotés organiques comme du purin d'ortie ou du sang desséché.

Pour limiter ces risques, la technique recommandée consiste à mélanger modérément la matière organique avec la terre de surface extraite du trou, afin de mettre directement en contact la motte et les ressources nutritives. Un mélange d'environ 20–30 % de compost avec la terre de surface permet d'améliorer la structure sans créer de poche isolée et favorise l'enracinement hors de la zone de plantation. Veillez à utiliser du compost mûr pour réduire les risques phytotoxiques et éviter les excès d'azote immobilisé.

Lors de la plantation d'arbres et d'arbustes, creusez un trou trois fois plus large que la motte et émiettez les bords et le fond pour faciliter la sortie des racines. Mélangez la terre de surface et le compost plutôt que de créer une poche au fond ; pour les sols argileux, surélevez légèrement la motte et améliorez le drainage en ajoutant du sable grossier ou en plantant sur butte. Certaines plantes gourmandes comme les courges ou les tomates peuvent tolérer un apport de matière en fond de fosse et bénéficier d'un compost encore actif, mais cela reste une exception plutôt qu'une règle générale.

En alternative, privilégiez le surfaçage : étaler feuilles, BRF ou compost peu décomposé en couche fine protège l'humidité, limite les adventices et laisse la faune du sol intégrer progressivement la matière. La litière de surface, comme en forêt, est le moyen le plus sûr de restituer de la matière organique sans risque pour les racines et contribue à la séquestration du carbone dans les sols ; souvenez-vous que 1 cm = 100 ans pour la formation d'un humus fertile, d'où l'importance de pratiques lentes et régulières.

Photo - www.leparisien.fr

Témata: Santé des sols, Agriculture bas carbone, Agriculture durable

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