Des contraintes pour génotyper ses boucs et chèvres
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Des contraintes pour génotyper ses boucs et chèvres

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Des contraintes pour génotyper ses boucs et chèvres

Источник: AGRONEWS Все новости источника

Depuis début 2026, plusieurs élevages caprins français se sont lancés dans le génotypage pour affiner la sélection et sécuriser les filiations dans leurs troupeaux, mais la technique reste contraignante et coûteuse pour beaucoup d'exploitations. Environ une quarantaine de structures ont déjà réalisé des analyses et les retours d'expérience montrent des bénéfices réels en matière d'information génétique, tout en pointant des freins organisationnels et financiers qui limitent la généralisation de la pratique.

Adeline Marion, éleveuse et livreuse de lait en Gaec dans la Drôme, explique que le génotypage a servi à valider les boucs de monte en main sur son troupeau de 400 saanen et à mieux choisir les accouplements. Selon elle, connaître précisément les index ICC, IPC, IMC, la composition en caséines et la fertilité des animaux a permis de départager des frères proches génétiquement et d'optimiser la descendance; elle a génotypé sept mâles et 14 femelles pour respecter l'obligation de deux femelles génotypées par mâle. Le prélèvement a été réalisé en février par Adice et XR Reproduction et les résultats sont arrivés en mars; le coût annoncé par l'éleveuse est de 131 € par bouc et de 41 € par chevrette, un investissement qu'elle compare au prix des inséminations et au gain potentiel sur trois ans d'utilisation d'un bon reproducteur.

Détails pratiques

La procédure de prélèvement se fait généralement sur cartilage auriculaire puis l'ADN est analysé par des laboratoires référencés; la filiation devient traçable même dans des systèmes en monte naturelle ou désaisonnés. Des règles techniques et commerciales s'appliquent encore, notamment celles de certaines structures de sélection qui limitent le nombre de mâles génotypés rapporté au nombre d'inséminations (une règle citée : un bouc génotypé pour dix IA), ce qui freine les éleveurs souhaitant accélérer la structuration génétique de leur troupeau.

Sylvain Merlaud, en Gaec dans la Vienne, regrette que l'accès au service soit, pour l'instant, réservé aux adhérents du contrôle laitier, une barrière financière et logistique pour des gros troupeaux. Il chiffre à environ 12 000 euros le coût annuel d'un contrôle de performance avec quatre passages pour son troupeau, et pointe que des installations de traite vieillissantes compliquent l'adhésion à ce service, d'où une exclusion pratique de certains producteurs malgré l'intérêt qu'ils portent au génotypage.

Yohan Palisse, éleveur en Ardèche, témoigne d'une stratégie d'implantation progressive : sur son cheptel de 380 chèvres il a commencé par génotyper une poignée de mâles et une soixantaine de jeunes femelles non filiales connues pour reconstituer les pedigrees; il évalue la dépense annuelle autour de 3 000 euros et table sur trois à quatre ans pour retrouver la filiation d'une large partie du troupeau. Les éleveurs appellent à un assouplissement des règles commerciales et à des dispositifs d'accès plus larges pour que la génomique puisse réellement accélérer le progrès génétique caprin en France.

Au-delà des chiffres et des témoignages, la filière caprine doit aujourd'hui concilier l'intérêt technique du génotypage et des dispositifs de sélection avec des conditions d'accès, des coûts et des règles qui restent perçues comme des freins pour de nombreuses exploitations, en particulier celles hors contrôle laitier ou de taille intermédiaire.

Photo - www.reussir.fr

Темы: Semences & Sélection, Ovins & Caprins, Innovation & Start-up (AgTech)

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