Selon Pierre le cultivateur, invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 » le 5 mai 2026, quelques gestes simples suffisent pour favoriser une belle récolte de tomates au potager. Il insiste d'abord sur l'hydratation de la motte avant plantation : on baigne la motte pendant au minimum 15-20 minutes dans de l'eau à température ambiante pour assurer une bonne reprise. Cette précaution limite le stress de transplantation et facilite l'établissement des racines en pleine terre.
Repiquage et racines
Avant de poser le plant en terre, Pierre recommande d'examiner la motte et, en cas de « chignon racinaire », de griffer légèrement la surface sans abîmer les racines afin de favoriser leur expansion. Il conseille aussi de couper les premières feuilles et de retirer les cotylédons à la main — ces « fausses feuilles » aident la plantule au départ mais peuvent devenir des foyers de maladies si elles touchent le sol. Si certaines feuilles sont abîmées par le transport ou risquent de frotter contre la terre, mieux vaut les ôter pour limiter l'entrée de pathogènes.
Lors du repiquage, deux méthodes sont possibles selon l'objectif racinaire : enfoncer le plant ou le coucher pour augmenter la surface racinaire, la seconde technique favorisant souvent une meilleure reprise. Pierre rappelle un point essentiel pour 2026 : si l'étiquette indique que le plant est greffé — ou si l'on observe un petit bourrelet à la base — pas enfoncer les greffes, car enterrer la soudure de greffe peut provoquer la pourriture et la mort du plant. Pour les plants non greffés, un repiquage profond stimule la formation de racines adventives utiles en sol sec.
La période de repiquage recommandée en climat tempéré reste le printemps, lorsque les gelées sont écartées et que le sol se réchauffe. Après la mise en place, un arrosage régulier mais modéré et un paillage limitent les variations hydriques et réduisent le risque de projections de terre sur le feuillage, facteur connu de diffusion du mildiou. Pierre signale que l'aération des plants et l'espacement adapté sont des mesures culturales simples qui complètent la santé des parcelles sans recourir systématiquement aux traitements.
Pour maximiser la production, la dernière étape est la taille des gourmands : ce sont les petites pousses qui naissent à l'aisselle des feuilles entre la tige principale et une branche, elles puisent de l'énergie au détriment des fruits. L'idéal est de pincer les gourmands lorsqu'ils sont encore jeunes avec les doigts, geste rapide qui évite le stress lié à une taille trop sévère et favorise la floraison. Retirer ces pousses améliore aussi la circulation de l'air dans la plante et diminue la pression des maladies foliaires.
Ces conseils pratiques, issus de l'expérience de terrain et rappelés dans l'émission du 5 mai 2026, visent à optimiser la vigueur des plants et la qualité des fruits sans complexifier les opérations culturales ; la clé reste l'observation régulière et des interventions ciblées au bon stade de développement.
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