Marché des céréales du 4 mai 2026 : blé et maïs en hausse
close_up

Ce site utilise des cookies. En savoir plus sur les finalités de leur utilisation et la modification des paramètres de cookies dans votre navigateur. En utilisant ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies conformément aux paramètres actuels de votre navigateur En savoir plus sur les cookies

Marché des céréales du 4 mai 2026 : blé et maïs en hausse

Temps de lecture: un peu plus de 3 minutes

Marché des céréales du 4 mai 2026 : blé et maïs en hausse

Source: AGRONEWS Toutes les actualités de la source

Les prix du blé et du maïs sur le CBOT ont confirmé leur hausse le 4 mai 2026, soutenus par des flux commerciaux et des évolutions météo. Le blé a gagné plusieurs cents selon les échéances pour s’établir à 629,50 cts/boisseau sur la séance, tandis que le maïs a progressé jusqu’à 473,75 cts/boisseau. Sur le plan géopolitique, la reprise des tensions dans le détroit d’Ormuz a maintenu les marchés attentistes mais le prix du pétrole est resté globalement stable ce jour-là, limitant les mouvements extrêmes sur les grains. Le dollar s’est montré légèrement plus fort face à l’euro, influant sur la compétitivité des exportations américaines en dollars pour les acheteurs européens.

Les perspectives météorologiques aux États-Unis ont joué un rôle central dans le mouvement des cours : des précipitations attendues sur les plaines centrales, notamment le Kansas, devraient réduire le stress hydrique et favoriser les semis de maïs dans de nombreuses régions. En parallèle, les inspections à l’export US restent robustes avec des chiffres récents à 2,027 Mt, renforçant la demande apparente pour le maïs américain et soutenant les prix à court terme. Certains États du nord restent néanmoins plus chauds et secs que la normale, ce qui maintient une prime d’incertitude sur les rendements locaux.

En Europe, la Bourse de Paris (Euronext) a présenté des mouvements plus contrastés : le contrat blé mai 2026 a reculé à 191 €/t tandis que les échéances longues ont affiché des hausses modestes pour la fin 2027-2028. La Commission européenne a récemment révisé à la hausse ses prévisions pour la campagne européenne 2026-2027, portant la production à 127,3 Mt production et les stocks estimés à 14,6 Mt, des chiffres qui exercent une pression baissière structurelle sur les cours européens. Sur le plan mondial, la reprise des exportations indiennes de blé après plusieurs années d’interruption et la perspective de semis record en Russie ajoutent des variables supplémentaires aux équations d’offre.

Sur les marchés physiques français, les cotations montrent des mouvements limités : le blé tendre rendu Dunkerque s’affiche autour de 185,50 €/t (-0,50 €/t), tandis que des positions meunières FOB La Pallice sont proches de 199,80 €/t en mai. Le maïs présente une dynamique différente avec des hausses locales (par exemple rendu La Pallice à 215,50 €/t, +2 €/t), portées notamment par la demande pour l’éthanol et la pression des marchés physiques régionaux. L’orge fourragère et l’orge de brasserie restent quant à elles stables sur la séance, reflétant un équilibre offre-demande local plutôt conservateur.

Les facteurs énergétiques et monétaires continuent d’influer : le Brent et le WTI ont évolué sans grand changement (respectivement autour de 114 $/baril et 105 $/baril ce jour), et l’éthanol cotait 2,161 $/gallon à Chicago, soutenant les débouchés du maïs sur les échéances courtes. À court terme, les éléments susceptibles de relancer la volatilité sont les mises à jour météo majeures aux États-Unis, les prochains rapports hebdomadaires d’inspections à l’export et les nouvelles estimations de production européenne et mondiale.

Pour les acteurs français, la combinaison d’un dollar un peu plus fort, d’un prix du pétrole stable et de révisions de l’offre européenne plaide pour une gestion prudente des positions commerciales pendant la fenêtre des semis et des premières récoltes. Les prochains jours seront déterminants pour confirmer si les pluies annoncées au Midwest US traduisent une amélioration durable des perspectives de rendement ou si des zones resteront fragiles, impactant alors à nouveau les cours internationaux.

Photo - www.reussir.fr

Sujets: Blé tendre, Semis, Prix des matières premières agricoles

Agronews

Actualites sur le sujet

Mot de passe oublie ?
J'accepte les conditions d'utilisation

Contacter la rédaction