C'est parti pour le traité de libre-échange UE–Mercosur
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C'est parti pour le traité de libre-échange UE–Mercosur

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C'est parti pour le traité de libre-échange UE–Mercosur

Allikas: AGRONEWS Kõik selle allika uudised

La Commission européenne a décidé en mai 2026 d'appliquer provisoirement l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, ouvrant une nouvelle phase dans les échanges transatlantiques. 700 millions de consommateurs seront progressivement concernés par la zone commerciale résultante, selon les services de la Commission, qui soulignent des gains attendus pour les exportations européennes. La mesure entre en vigueur alors que le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l'UE pour vérifier la légalité du texte, procédure dont l'issue pourrait intervenir dans les douze prochains mois.

Dès l'entrée en application provisoire, Bruxelles annonce que certains droits à l'importation et à l'exportation seront modifiés pour faciliter les échanges bilatéraux, notamment par la suppression ou la forte réduction des barrières tarifaires sur plusieurs secteurs. droits de douane réduits sur des gammes de produits permettront une circulation plus fluide des voitures, produits pharmaceutiques et vins vers les pays du Mercosur, tandis que des contingents détaxés pour les importations agricoles sont activés. Ces quotas ciblés concernent principalement le bœuf, le sucre, le riz, le miel et le soja, filières pour lesquelles les professionnels évoquent le risque d'une arrivée de « centaines de milliers de tonnes » sur le marché européen.

La mobilisation des agricultures françaises n'a pas faibli à l'annonce de l'application provisoire: des cortèges de tracteurs, des fumigènes et des rassemblements ont eu lieu à Bruxelles et à Strasbourg pour protester contre ce qu'ils appellent une concurrence déloyale. Du côté des élus, l'eurodéputée Manon Aubry alerte sur la pression sur les filières et la qualité des importations, tandis que d'autres voix européennes, dont certains gouvernements, défendent l'accord comme levier de relance commerciale. À Paris, le président de la République a qualifié la décision de « mauvaise surprise », réaffirmant la nécessité d'accompagnements spécifiques pour les producteurs affectés.

Bruxelles assure avoir négocié des garanties pour les produits « les plus sensibles » et annonce un renforcement des contrôles sanitaires et environnementaux aux frontières pour éviter les fraudes et l'importation de produits ne respectant pas les normes de l'UE. Les syndicats agricoles estiment cependant que ces dispositifs restent insuffisants et réclament des clauses-safeguard, des mécanismes d'ajustement automatique et des mesures de compensation pour les éleveurs et sucriers. Parallèlement, des discussions doivent préciser les modalités opérationnelles des quotas détaxés et les seuils à partir desquels des mesures temporaires pourraient être réintroduites.

Les premières simulations économiques pointent des effets différenciés selon les filières: une pression à la baisse des prix sur la viande bovine et le sucre, une moindre incidence sur les petites productions locales protégées par des signes de qualité, et une possible réorientation des débouchés pour le soja importé, utilisé majoritairement en alimentation animale. Face à ces enjeux, les acteurs français demandent des outils financiers et réglementaires — aides ciblées, réserves de marché et contrôles renforcés — pour limiter l'impact sur les exploitations et préserver les standards de production européens.

Pour marquer l'entrée en vigueur de l'accord, la présidence de la Commission européenne organisera des échanges en visioconférence avec les dirigeants du Mercosur, en présence du président du Conseil européen, afin de lancer officiellement la mise en œuvre provisoire. Les prochaines semaines seront décisives pour la mise en place des contrôles, la publication des quotas opérationnels et la définition des premiers dispositifs d'accompagnement destinés aux filières françaises les plus exposées; les syndicats ont d'ores et déjà prévenu qu'ils resteront vigilants et prêts à faire valoir leurs revendications.

Photo - www.terre-net.fr

Teemad: Viande bovine, Commerce international, Droits de douane & Guerres commerciales

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