Les vecteurs des FCO et MHE sont actifs
close_up

Diese Website verwendet Cookies. Erfahren Sie mehr über die Zwecke der Verwendung von Cookies und die Änderung der Cookie-Einstellungen in Ihrem Browser. Durch die Nutzung dieser Website stimmen Sie der Verwendung von Cookies gemäß den aktuellen Browsereinstellungen zu Mehr über Cookies erfahren

Les vecteurs des FCO et MHE sont actifs

Lesezeit: etwas mehr 3 Minuten

Les vecteurs des FCO et MHE sont actifs

Quelle: AGRONEWS Alle Nachrichten der Quelle

La surveillance nationale des moucherons vecteurs de la Fièvre catarrhale ovine (FCO) et de la maladie hémorragique de l'herbe (MHE) a été relancée en 2026 par GDS France et le Cirad, avec 21 sites suivis sur deux ans en France continentale pour cartographier la présence et la dynamique des espèces. Sur chaque site, un piégeage nocturne est réalisé toutes les deux semaines à proximité de bovins ou de petits ruminants afin de suivre l'évolution des populations de culicoïdes et d'anticiper les risques sanitaires pour les élevages. Cette campagne vise à fournir aux vétérinaires et aux GDS locaux des données actualisées pour conseiller les campagnes de vaccination et les mesures de protection en temps réel.

Le dispositif de piégeage utilise un piège conique équipé d'une lumière noire pour attirer les insectes et d'une double paroi de mailles fine pour sélectionner les très petits culicoïdes, explique Grégoire Kuntz de GDS Bretagne. Les prélèvements sont ensuite envoyés au laboratoire d'entomologie du Cirad pour identification sous loupe binoculaire et dénombrement. Ce protocole permet de connaître non seulement quelles espèces sont présentes mais aussi leurs densités et leurs périodes d'activité, données essentielles pour orienter les stratégies vaccinales.

Les entomologistes rappellent qu'une centaine d'espèces de culicoïdes peuvent être présentes en Europe et que plusieurs d'entre elles sont potentiellement vectrices, même si certaines espèces contribuent davantage aux transmissions. L'analyse fine des captures permettra d'affiner les cartes de risque départementales et de mieux comprendre les fenêtres de transmission possibles pour les différents sérotypes circulants. Ces informations seront partagées avec les vétérinaires sanitaires et les éleveurs via les GDS régionaux.

Les comptages de mi-mars 2026 ont montré une hausse nette des captures d'adultes, signe d'une reprise précoce de l'activité vectorielle liée à l'absence de grand froid cet hiver, notent les observateurs, ce qui confirme une tendance au décalage saisonnier des périodes de risque. Face à cette situation, les autorités sanitaires et les vétérinaires conseillent d'anticiper la protection vaccinale pour limiter les foyers et les pertes économiques, car l'activité vectorielle précoce augmente la probabilité de circulation virale avant la fin de l'été. La vaccination reste l'outil principal pour protéger les troupeaux exposés.

Sur une exploitation de Saint-Aignan (Morbihan), Isabelle et Thierry Jouanno ont réalisé le rappel pour la FCO sérotype 3 et pour la MHE le 1er avril 2026 sur 200 bovins vaccinés, et prévoient le rappel pour le sérotype 8 dans la foulée. « Je préfère anticiper en faisant de la prévention que subir », déclare la présidente de la zone GDS Haut-Blavet, soulignant l'importance de la couverture collective pour réduire le risque territorial. Les vétérinaires précisent qu'avec une bonne contention, il est possible d'associer les vaccins contre la MHE et les FCO 3 et 8 sur le même chantier.

Côté coûts, si l'éleveur réalise l'opération, il faut compter environ 20 à 30 € pour la primo-vaccination (schéma complet) selon les fournisseurs; l'année suivante, le rappel nécessite en général une seule injection par maladie. Malgré la pression sur les prix du lait, les acteurs estiment que le coût de la vaccination reste inférieur aux pertes liées aux traitements, à la baisse de production laitière et aux retards de reproduction provoqués par des épisodes infectieux. Pour organiser la vaccination et obtenir les dernières cartes de risque, les éleveurs sont invités à contacter leur GDS départemental ou leur vétérinaire sanitaire.

Photo - www.paysan-breton.fr

Themen: Maladies des bovins, Fièvre catarrhale (FCO), Industrie laitière

Agronews

Nachrichten zum Thema

Passwort vergessen?
Ich stimme der Nutzungsvereinbarung zu

Redaktion kontaktieren