Bourgogne‑Franche‑Comté : cadmium dans l’alimentation
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Bourgogne‑Franche‑Comté : cadmium dans l’alimentation

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Bourgogne‑Franche‑Comté : cadmium dans l’alimentation

Quelle: AGRONEWS Alle Nachrichten der Quelle

L’alerte autour du cadmium dans l’alimentation traverse 2026 après la publication d’un rapport récent de l’Anses pointant une surexposition des Français via les aliments. L’Agence souligne que ce métal, présent naturellement dans les sols mais concentré par certains intrants, est détecté dans une gamme large de denrées de base et peut présenter un risque sanitaire à long terme. 48 % d’adultes dépassement est cité par l’Anses comme un indicateur préoccupant et la question a pris une dimension politique et agricole régionale cette année.

Demandes de la Région BFC

Lors de son assemblée plénière en 2026, le Conseil régional de Bourgogne‑Franche‑Comté a adopté un vœu porté par l’élue écologiste Amandine Rapenne afin d’interpeller la ministre de l’Agriculture sur l’urgence d’accélérer les réductions de cadmium dans les fertilisants. Le texte met en cause l’arrivée de phosphates fortement contaminés dans certaines matières premières utilisées par les fabricants d’engrais et demande des mesures pour protéger la santé publique et les exploitants agricoles. Les élus régionaux demandent aussi une communication renforcée vers les consommateurs et davantage de transparence sur les teneurs en cadmium des intrants et produits finis.

Calendrier des réductions

Le gouvernement a proposé en 2026 un calendrier de diminution progressive du seuil maximal de cadmium dans les engrais phosphatés, avec une première étape prévue à 60 mg/kg en 2027, puis des réductions programmées pour 2030 et au‑delà sous réserve d’études d’impact. La Région juge ce calendrier insuffisant et réclame que le plafond de 20 mg/kg préconisé par l’Anses soit atteint plus tôt, dès 2027, afin de réduire rapidement la contamination des sols et la charge alimentaire. Les élus insistent également pour soutenir des pistes alternatives comme l’importation de phosphates moins contaminés et la préférence pour des intrants à plus faible teneur en cadmium.

La motion régionale propose plusieurs leviers opérationnels : renforcer les analyses des sols et des denrées, subventionner la recherche et la diffusion de variétés végétales moins accumulatrices de cadmium, et élargir l’accompagnement technique aux exploitations pour adapter les pratiques agronomiques. Les signataires recommandent en outre un appui financier pour aider les agriculteurs à changer d’approvisionnement en engrais et pour amortir l’éventuelle hausse des coûts de production liée à des matières premières mieux calibrées.

Les enjeux économiques et sanitaires sont liés : la filière agricole devra concilier approvisionnement en phosphore, maîtrise des coûts et respect de nouvelles limites réglementaires, tandis que les autorités sanitaires et environnementales devront valider les trajectoires par des études d’impact. La Région attend désormais une réponse de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, et la mise en place d’un calendrier opérationnel assorti de moyens pour les territoires et les exploitations.

Photo - www.estrepublicain.fr

Themen: Qualité & Sécurité alimentaire, Agriculture biologique (AB), Santé des sols

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