Saintes : la justice s'adapte aux exploitations en crise
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Saintes : la justice s'adapte aux exploitations en crise

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Saintes : la justice s'adapte aux exploitations en crise

Джерело: AGRONEWS Всі новини джерела

Au tribunal judiciaire de Saintes, la montée des dossiers agricoles témoigne d'une crise tangible dans la filière du cognac et la viticulture environnante, selon les magistrats en poste. Les statistiques récentes montrent une forte progression du passif pris en charge par la justice commerciale et judiciaire, avec 73,7 M€ de passif signalés dans les ouvertures de procédure transférées à l'appui des opérations. Les présidentes et responsables locaux expliquent que le stock d'alcool et des investissements lourds réalisés pendant les années d'embellie pèsent sur la trésorerie des exploitations et des structures de négoce.

Procédures civiles et commerciales

Le tribunal rappelle la distinction entre commerce et exploitation civile : le tribunal de commerce suit le négoce et la transformation, tandis que les exploitations agricoles relèvent du tribunal judiciaire, qui applique des règles spécifiques. Avant toute action d'un créancier, la loi impose un règlement amiable agricole et une procédure de conciliation obligatoire, phase où la MSA joue souvent un rôle clé en tant que principal créancier social et interlocuteur. Ces étapes visent à trouver des aménagements avant d'engager des mesures plus contraignantes et montrent la volonté de protéger la dimension familiale et sociale des exploitations.

Audiences et chiffres

Le rythme des audiences a augmenté depuis la rentrée précédente, passant d'une session mensuelle à deux sessions par mois pour absorber la hausse des dossiers et répondre à l'afflux. Les magistrats observent une hausse annuelle marquée des dépôts, estimée à 75% d'augmentation sur la période la plus récente, avec une concentration des difficultés sur les petites et moyennes structures qui ont massivement planté et investi à des prix fonciers élevés. Sur les dernières années, près de 38% procédures viticoles ouvertes concernent des exploitations liées à la production d'eaux-de-vie et au cognac, un changement notable par rapport à la décennie précédente.

Les spécificités de la justice agricole donnent davantage de marges aux exploitations : période d'observation initiale de six mois renouvelable, plans de redressement possibles sur quinze ans et possibilité de suspendre des procédures d'exécution pour permettre une respiration. Ces aménagements sont pensés pour geler les dettes courantes et recentrer les ressources sur la trésorerie opérationnelle, afin de préserver l'emploi et la valeur économique locale lorsque c'est possible.

Prévention et accompagnement

Les acteurs judiciaires insistent sur les dispositifs de prévention et l'accompagnement technique et financier disponibles avant l'ouverture d'une procédure collective, en associant chambres d'agriculture, organismes bancaires et la MSA pour négocier des échéanciers et des plans réalistes. Selon les responsables du tribunal, une majorité substantielle des plans de redressement engagés aboutissent à l'extinction du passif lorsqu'ils sont menés avec des mandataires judiciaires et un suivi rapproché, ce qui souligne la résilience des exploitations et la ténacité des chefs d'exploitation. Les magistrats répètent que l'objectif n'est pas de sanctionner mais de trouver des solutions adaptées au contexte économique, social et familial des exploitations touchées.

Photo - www.sudouest.fr

Теми: Vigne & Vin, Spiritueux & Cognac, MSA (Protection sociale agricole)

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