Viticulture : plongée dans la jungle des plans eau
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Viticulture : plongée dans la jungle des plans eau

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Viticulture : plongée dans la jungle des plans eau

Джерело: AGRONEWS Всі новини джерела

Face au changement climatique, l'eau est devenue une priorité stratégique pour la viticulture française et les territoires se retrouvent submergés par une multiplicité d'outils et de financements qui cohabitent difficilement. Les professionnels déplorent la complexité administrative et l'absence parfois de retombées concrètes sur le terrain, alors que l'État a récemment identifié 13 projets prioritaires pour accélérer les réalisations hydrauliques. Les débats portent désormais sur l'équilibre entre sobriété, stockage et adaptation technique des exploitations viticoles.

Plans et dispositifs

Le Plan eau en vigueur en 2026 porte des objectifs nationaux dont une trajectoire de -10 % des prélèvements à l'horizon 2030 et des enveloppes ciblées pour l'agriculture, le traitement des eaux et la résilience des réseaux. Le ministère indique que la majorité des mesures ont été lancées et que des fonds nationaux et des agences de l'eau abondent des projets, mais de nombreux dossiers restent incomplets ou en contentieux, freinant la mise en service. Les vignerons reprochent aussi une priorité donnée aux mesures de « sobriété » plutôt qu'à la construction de capacités de stockage.

Territoires sous tension

Les Pyrénées-Orientales servent d'exemple : en 2026 la station d'Argelès-sur-Mer a commencé à réutiliser des eaux traitées pour l'irrigation, une installation qui alimente désormais plus de 650 ha irrigation de terres agricoles et illustre l'urgence d'initiatives locales. Le dossier de la retenue collinaire des Aspres figure parmi les projets désormais priorisés par l'État; d'autres bassins et liaisons gravitaires sont étudiés pour améliorer la réserve utile en été. Sur le terrain, les élus et agriculteurs demandent que la priorisation tienne compte des besoins filières et des contraintes environnementales locales.

Des voix de la viticulture alertent sur le fait que la seule sobriété ne suffira pas : Jean‑Marie Fabre et Ludovic Roux estiment que l'augmentation des capacités de stockage, la facilitation des autorisations et la cohérence entre dispositifs sont indispensables. Ils pointent aussi des obstacles réglementaires (Maec, paiements pour services, classement des masses d'eau) qui entravent l'accès aux aides européennes et nationales et réduisent la portée des projets. Les professionnels demandent des simplifications et des guichets coordonnés pour débloquer rapidement les investissements.

Sur le plan financier, les vignerons proposent d'orienter une part des aides vers des protections techniques contre le gel, la grêle et la sécheresse, argumentant qu'une couverture plus large améliorerait la résilience des exploitations. Des estimations de filière chiffrent le besoin d'investissement en protections à plusieurs milliards, ce qui pourrait être cofinancé par l'État, les régions et le FEADER sur plusieurs années. Les arbitrages budgétaires et réglementaires attendus en 2026 détermineront l'équilibre entre investissements de court terme et projets structurels de stockage.

La mise en œuvre opérationnelle reste la clé : accélérer les dossiers instruits, résoudre les contentieux et prioriser les ouvrages offrant un réel bénéfice agronomique et environnemental permettront de transformer les plans en capacités concrètes pour les viticulteurs. Les décisions à venir détermineront les capacités de stockage et l'accès au financement pour la filière.

Photo - www.reussir.fr

Теми: Vigne & Vin, Changement climatique, Gestion de l'eau & Irrigation

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