Cadmium dans les flocons d'avoine : inquiétudes 2026
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Cadmium dans les flocons d'avoine : inquiétudes 2026

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Cadmium dans les flocons d'avoine : inquiétudes 2026

Źródło: AGRONEWS Wszystkie aktualności źródła

Le numéro de mai 2026 de 60 Millions de consommateurs a mesuré la concentration en cadmium dans les flocons d'avoine et alerte sur une présence généralisée dans les produits testés. 12 marques testées figurent dans l'enquête, bio et conventionnelles confondues, et la substance a été détectée dans l'ensemble des échantillons analysés. Les teneurs relevées varient entre 0,008–0,019 mg/kg, des valeurs faibles individuellement mais significatives au regard de l'exposition cumulative alimentaire.

Origine et exposition

Le cadmium est un métal lourd naturellement présent dans les sols mais fortement amplifié par des apports anthropiques : engrais phosphatés, effluents d'élevage, émissions industrielles et certaines pratiques de recyclage. Les plantes absorbent le cadmium principalement par les racines, ce qui rend les cultures de céréales et produits dérivés particulièrement concernées, ainsi que le riz, les pommes de terre et certains légumes. Les produits de la mer et les abats peuvent aussi concentrer le métal, mais ils contribuent moins à l'exposition quotidienne moyenne en raison de quantités consommées plus faibles.

Les autorités sanitaires ont rappelé les repères toxicologiques pour situer ces niveaux par rapport aux risques. La dose hebdomadaire tolérable est fixée à 2,45 μg/kg de poids corporel, ce qui équivaut à 171,5 μg par semaine pour une personne de 70 kg ; en consommant quotidiennement une portion de 45 g de flocons d'avoine d'une marque courante, l'ingestion hebdomadaire atteint 59,85 μg/semaine, soit une part non négligeable du seuil. Compte tenu des autres sources alimentaires, ce seuil peut être facilement dépassé pour certains profils de consommation, en particulier chez les enfants et les adultes à consommation élevée de céréales raffinées.

Selon l'Anses, une partie de la population présente aujourd'hui des expositions alimentaires supérieures aux repères de sécurité, avec une vulnérabilité particulière pour les jeunes enfants dont les apports relatifs sont plus élevés. Les conséquences sanitaires associées à une exposition prolongée au cadmium comprennent des atteintes rénales, une fragilité osseuse accrue, des risques accrus de certains cancers et des effets sur le neurodéveloppement et le système cardiovasculaire, ce qui justifie une vigilance renforcée sur les aliments de base.

Sur le plan pratique et réglementaire, des décisions récentes en 2026 avancent vers un meilleur accès au dépistage et une action sur les sources agricoles. Début avril 2026 les partenaires sociaux et l'Assurance maladie se sont accordés sur un tarif de laboratoire pour le dosage sanguin et urinaire du cadmium (27,50 euros l'analyse), avec une prise en charge partielle destinée aux personnes considérées comme surexposées en raison de leur lieu de résidence ou de leur activité professionnelle. Parallèlement, les autorités et les acteurs agricoles sont appelés à travailler sur des limites de cadmium dans les matières fertilisantes et sur des recommandations de gestion des sols pour réduire l'entrée du métal dans la chaîne alimentaire.

Pour les agriculteurs, ces éléments traduisent un besoin opérationnel : cartographie des sols, analyses ciblées avant apport d'amendements, choix de fertilisants à faible teneur en cadmium et pratiques culturales réduisant la disponibilité du métal pour les plantes. Les filières céréalières et les meuniers devront renforcer le suivi des matières premières pour préserver la qualité des produits destinés aux petits-déjeuners et aux préparations infantiles, tandis que les pouvoirs publics peuvent envisager des règles techniques autour des fertilisants et des aides pour la remise en état des parcelles contaminées.

Photo - www.sudouest.fr

Tematy: Avoine, Qualité & Sécurité alimentaire, Santé des sols

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