Bien plus qu’une culture énergétique
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Bien plus qu’une culture énergétique

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Bien plus qu’une culture énergétique

Źródło: AGRONEWS Wszystkie aktualności źródła

Selon Mariana Moreira et Maïna Le Roch, chargées d’études à la Chambre d’agriculture de Bretagne, les Cive (cultures intermédiaires à vocation énergétique) remplissent des fonctions multiples au-delà de la production de biomasse destinée à la méthanisation. Elles combinent des objectifs économiques pour les agriculteurs méthaniseurs et des rôles agronomiques proches de ceux des couverts végétaux classiques. Leur déploiement en Bretagne met en lumière ces synergies entre production d’énergie et services écosystémiques.

Bénéfices agronomiques pour les sols

Les Cive assurent une couverture efficace des sols en période hivernale, réduisant les risques de lixiviation et d’érosion au moment où ces phénomènes sont les plus prononcés en Bretagne. Elles développent un système racinaire important qui améliore la structure, la porosité et l’infiltration de l’eau, le seigle étant un exemple fréquent avec des racines robustes et pénétrantes ; racines parfois >1 mètre. Une part significative de la biomasse souterraine — souvent sous-estimée — contribue durablement à l’équilibre organique du profil de sol.

Les bénéfices sur la matière organique sont mesurables : comparées à une Cipan restituée entièrement au sol, les Cive présentent généralement une biomasse aérienne plus élevée, et, dans les systèmes intégrant un retour de digestat, la restitution organique augmente sensiblement. À titre d’exemple chiffré souvent cité, une Cipan produisant 2 tonnes de matière sèche restitue environ 300 kg de matière organique, tandis qu’une Cive à 5 tonnes associée au digestat peut atteindre environ 850 kg restitués et stockés ; 2 t MS → 300 kg et 5 t MS → 850 kg. Ces ordres de grandeur illustrent l’effet combiné de la biomasse et de l’apport d’effluents organiques sur le stock de carbone du sol.

Intégration au système d'exploitation

L’efficacité agronomique des Cive dépend fortement de leur intégration dans le système global de l’exploitation : choix des espèces et variétés, fertilisation, gestion des effluents et calendrier de semis. Pour les agriculteurs cherchant à maximiser la biomasse exportée vers la méthanisation, le semis est souvent plus soigné et les variétés privilégiées sont précoces à la floraison et à fort potentiel de rendement, ce qui distingue la démarche d’une semence de Cipan établie principalement pour satisfaire une obligation réglementaire.

Sur la gestion azotée, les Cive jouent un rôle de piège à nitrates similaire aux Cipan en captant l’azote minéral après la récolte principale, même si une partie de l’azote est exportée lors de la récolte de biomasse. Le retour de digestat dans les parcelles reconnecte la logique de production énergétique à un cycle de recyclage de l’azote, permettant de réintroduire une fraction des éléments prélevés et d’ajuster la fertilisation opérationnelle de l’exploitation.

Pour les praticiens, la décision technique repose donc sur un arbitrage entre production de biomasse, valeur énergétique, qualité du semis et modalités de restitution au sol. Les Cive apparaissent de plus en plus comme un outil agronomique à part entière, à la croisée des enjeux énergétiques et environnementaux, et leur pertinence locale dépendra des objectifs économiques et des pratiques de gestion des effluents sur chaque exploitation.

Photo - www.paysan-breton.fr

Tematy: Santé des sols, Agriculture bas carbone, Agriculture durable

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