Un foyer d'influenza aviaire hautement pathogène a été confirmé dans l'élevage de canards du lycée agricole de Coulounieix‑Chamiers (Dordogne) après un prélèvement préventif réalisé le 28 avril 2026, dont le résultat est revenu positif le 29 avril 2026. Aucun oiseau n'est mort de la maladie à ce stade et le nombre exact de canards concernés n'a pas été rendu public par la préfecture. Premier cas 2026 en Dordogne, selon les autorités, l'établissement va procéder à l'abattage des animaux et à la destruction des œufs afin d'endiguer le risque de diffusion du virus sur le territoire local. La situation a été communiquée aux exploitants et aux services vétérinaires départementaux qui coordonnent les opérations sur place et les analyses complémentaires.
Les services de l'État précisent que tous les canards présents dans l'élevage étaient vaccinés contre la grippe aviaire, mais que la vaccination ne supprime pas la nécessité de mesures sanitaires strictes en cas de détection d'IAHP. Les animaux ont donc été abattus sous contrôle sanitaire et les œufs détruits conformément aux protocoles nationaux pour les foyers aviaires. La préfecture a indiqué que l'élevage serait indemnisé pour les pertes liées à cette opération, et que les procédures administratives relatives aux demandes d'aide ont été engagées.
Zones réglementées
La préfète de la Dordogne va prendre un arrêté pour définir deux périmètres réglementaires autour de l'établissement contaminé afin d'éviter toute propagation du virus, l'un de protection (rayon de 3 km) et l'autre de surveillance (rayon de 10 km). Zones 3 et 10 km ont été tracées selon les règles sanitaires en vigueur et concernent plusieurs communes de l'agglomération de Périgueux et de ses environs : Coulounieix‑Chamiers, Périgueux, Sanilhac, Marsac, Agonac, Annesse‑et‑Beaulieu, Bassillac‑et‑Auberoche, Boulazac Isle Manoire, Chalagnac, Champcevinel, Chancelade, Château‑l'Évêque, Cornille, Coursac, Église‑Neuve‑de‑Vergt, La Chapelle‑Gonaguet, Leguillac‑de‑l'Auche, Razac, Montrem et Trélissac, avec des délimitations précises définies dans l'arrêté préfectoral.
Dans ces périmètres, tous les lieux de détention d'oiseaux (volailles et oiseaux captifs) sont soumis à des prescriptions spécifiques : interdiction des mouvements de volailles et autres oiseaux captifs sauf dérogation accordée par les services compétents, renforcement des mesures de biosécurité sur les exploitations et surveillance sanitaire accrue. Les vétérinaires et services de contrôle assurent la traçabilité des mouvements récents et organisent des prélèvements complémentaires pour identifier l'étendue du foyer et la souche impliquée.
Les éleveurs et détenteurs d'oiseaux dans les zones concernées sont invités à déclarer toute suspicion clinique, renforcer les mesures d'hygiène (accès maîtrisé, nettoyage et désinfection des locaux, limitation des contacts avec la faune sauvage) et à contacter la préfecture ou la direction départementale en cas de doute. Les autorités rappellent que des mesures d'accompagnement et d'indemnisation sont prévues pour les exploitants lésés, et que les opérations d'abattage et de gestion des déchets sont conduites sous contrôle vétérinaire strict.
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