Dans le Rhône, investir dans des vaches rapporte
close_up

Ce site utilise des cookies. En savoir plus sur les finalités de leur utilisation et la modification des paramètres de cookies dans votre navigateur. En utilisant ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies conformément aux paramètres actuels de votre navigateur En savoir plus sur les cookies

Dans le Rhône, investir dans des vaches rapporte

Temps de lecture: un peu plus de 2 minutes

Dans le Rhône, investir dans des vaches rapporte

Source: AGRONEWS Toutes les actualités de la source

En 2026, dans le Rhône et au-delà, l'épargne agricole retrouve des adeptes grâce à une offre de placement en bovins proposée par Élevage et Patrimoine via sa plateforme MyMarguerit; la société affirme compter aujourd'hui 5 000 clients et multiplie les contacts avec des particuliers cherchant à diversifier leur patrimoine. Le concept séduit autant des citadins en quête de placements concrets que des parents souhaitant transmettre un actif tangible à leurs enfants, avec des actes de propriété nominatif pour chaque génisse acquise.

Le modèle s'appuie sur une histoire longue de financement croisé entre citadins et ruraux, mais se présente aujourd'hui comme une solution moderne de financement des cheptels. Élevage et Patrimoine déclare gérer en 2026 près de 40 000 bêtes en partenariat avec environ un millier d'exploitations, offrant aux éleveurs une alternative à l'achat pur et simple lorsque le besoin de trésorerie ou d'investissement dans les bâtiments et le foncier limite les acquisitions directes.

Modalités du placement

L'offre combine acquisition d'actifs bovins et location aux éleveurs: le prix d'entrée, frais inclus, est annoncé autour de 2 316 euros par génisse; le bail type se situe sur une durée moyenne de 5 à 10 ans, avec une exonération fiscale sur la plus-value au terme de cinq ans et une réforme/remplacement standard des animaux au bout de neuf ans. L'éleveur verse une redevance mensuelle d'environ 28 euros par animal loué, ce qui peut alléger le coût d'installation des jeunes exploitants tout en maintenant la propriété juridique de l'actif pour l'investisseur.

La régie technique, par l'intermédiaire d'une société dédiée, organise des visites régulières et des contrôles de bien-être animal, de santé et de traçabilité, garantissant le suivi sanitaire et vétérinaire en ferme. Selon Carl Darjinoff, directeur d'Élevage et Patrimoine, ce montage vise à offrir aux agriculteurs «un outil d'investissement complémentaire à la dette bancaire» et aux investisseurs «un placement ancré dans l'économie réelle», avec un objectif de performance affiché à 5,5% par an sur dix ans.

Le dispositif se concrétise dans des cas concrets: des éleveurs en Bresse ont loué une partie de leur cheptel pour compléter un emprunt bancaire destiné au foncier et aux bâtiments, ce qui leur a permis de stabiliser leur trésorerie sans grever la capacité d'investissement structurel. Les techniciens effectuent des examens fournis quatre fois par an et peuvent conseiller sur les pratiques d'élevage adaptées aux cahiers des charges des labels locaux, comme les produits laitiers AOP.

Du côté des investisseurs particuliers, le témoignage d'un souscripteur lyonnais illustre l'attraction du modèle: il a acheté plusieurs génisses au nom de ses enfants pour transmettre du patrimoine et des valeurs liées à l'agriculture, et relève une progression du prix d'achat constatée par l'entreprise ces dernières années. Le montage reste présenté comme une alternative tangible aux actifs financiers traditionnels, combinant rendement attendu, traçabilité et implication indirecte dans l'économie agricole française.

Photo - www.leparisien.fr

Sujets: Bovins, Investissement, Crédit-bail

Agronews

Actualites sur le sujet

Mot de passe oublie ?
J'accepte les conditions d'utilisation

Contacter la rédaction