Les 3 conseils pour gérer l’excédent de pommes de terre en 2026
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Les 3 conseils pour gérer l’excédent de pommes de terre en 2026

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Les 3 conseils pour gérer l’excédent de pommes de terre en 2026

Джерело: AGRONEWS Всі новини джерела

Face aux volumes excédentaires de pommes de terre, la filière française rappelle trois débouchés prioritaires : les dons via Solaal, la valorisation en alimentation animale grâce à la plateforme mise en place par l’UNPT en partenariat avec la FNPL et la FNB, et la méthanisation pour certains lots propres et broyés. Ces pistes doivent être mobilisées en priorité, mais la filière admet que des volumes resteront à gérer sur les exploitations et propose trois leviers complémentaires pour 2026 et au-delà. Les règles sanitaires et environnementales encadrent chaque option, d’où l’importance de se référer au PAN régional avant toute mise en œuvre.

Épandage au champ

L’épandage des tubercules sur parcelle est possible, car il permet de restituer des éléments fertilisants au sol, mais il n’est pas libre : il relève du cadre des fertilisants organiques de type II et des programmes d’actions nitrates. Les apports doivent respecter les limites fixées par la réglementation, notamment le plafond d’APLSH de 70 kg N/ha en cumul annuel et, si l’apport est isolé, un tonnage maximal de 20 t/ha. Les conditions d’épandage exigent sols non gelés et non détrempés, distances vis-à-vis des eaux, périodes autorisées par le PAN régional et respect des pentes.

Pour limiter les risques sanitaires et les repousses, la filière recommande de broyer les tubercules avant épandage ou d’utiliser un épandeur déchiqueteur ; à défaut, un passage de rouleau après épandage est conseillé pour écraser les tubercules. Il est impératif d’enregistrer l’opération dans le cahier de fertilisation et de semer un couvert intermédiaire pour capter les nitrates libérés pendant la décomposition ; la rotation doit aussi être strictement respectée : une parcelle ayant reçu des pommes de terre en 2026 ne doit pas revenir en pommes de terre pendant quatre ans.

Compostage

Le compostage est présenté comme une solution plus technique mais plus circulaire, à privilégier lorsque les moyens logistiques existent. L’apport de fumier est recommandé pour accélérer l’activité microbienne : compter environ une benne de fumier pour une à deux bennes de pommes de terre, et conduire des retournements réguliers (au moins un ou deux) pour atteindre une montée en température efficace. Un compost bien conduit peut atteindre 60–70 °C et être prêt en trois à quatre mois dans de bonnes conditions.

La mise en œuvre exige une organisation : surface plane et stabilisée (environ 300 m² pour 100 t), site éloigné des points d’eau et des captages, moyens de manutention pour retourner les tas et intégration du compost dans le calendrier d’épandage des fertilisants organiques. Le suivi des températures et des retournements est nécessaire pour garantir l’hygiénisation et limiter les risques phytosanitaires.

Mise en tas

La mise en tas reste la voie de dernier recours et doit être anticipée si aucune valorisation n’est possible. La filière recommande d’intervenir tard dans la saison, idéalement fin juin ou début juillet, pour réduire le risque de mildiou, et de placer les tas loin des futures parcelles de pommes de terre, des habitations, des fossés et des zones de captage. Des tas étroits (largeur d’une remorque) posés sur un lit de paille et ceinturés de terre faciliteront la dégradation et la rétention des jus.

Deux options techniques peuvent limiter les repousses : la bâche plastique noire, qui coûte environ 160 € pour 200–250 tonnes et favorise le pourrissement, ou la chaux vive, plus radicale mais corrosive et coûteuse (jusqu’à 400 € pour 100 tonnes traitées), à réserver aux petits volumes et aux opérateurs équipés pour manipuler ce produit en sécurité. Chaque intervention doit chercher à limiter les nuisances et à respecter les obligations environnementales locales.

Photo - www.lebetteravier.fr

Теми: Pommes de terre, Alimentation animale, Agriculture durable

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