Mélanie Bonsergent : les bio d'Anjou voient le bout
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Mélanie Bonsergent : les bio d'Anjou voient le bout

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Mélanie Bonsergent : les bio d'Anjou voient le bout

Джерело: AGRONEWS Всі новини джерела

Selon Mélanie Bonsergent, coprésidente du Groupement des agricultrices et agriculteurs biologistes et biodynamistes de Maine-et-Loire (Gabb Anjou), la filière biologique locale commence à entrevoir une sortie de crise en 2026. Le collectif rassemble 220 adhérents et travaille quotidiennement avec près de 1 250 fermes certifiées sur le département pour promouvoir les ventes directes et l'agriculture de proximité. Le Printemps Bio, qui se tient jusqu'au 21 juin, sert de vitrine pour faire revenir les consommateurs au contact des producteurs locaux et pour valoriser la diversité des filières locales.

Printemps Bio en Anjou

Marchés fermiers, visites de fermes et ateliers pédagogiques composent la programmation départementale, avec l'objectif d'encourager les circuits courts et d'expliquer les pratiques culturales et d'élevage en bio. Ces temps forts permettent aux exploitants de présenter leurs modes de production, leurs contraintes et leurs projets de diversification, tout en testant des débouchés directs pour alléger la pression sur les transformateurs et les intermédiaires. Les organisateurs insistent sur l'importance du contact consommateur pour renouer la confiance et relancer les volumes de vente.

« On a souffert effectivement depuis 2020 et plus encore entre 2022 et 2024 », rappelle Mélanie Bonsergent en évoquant la période récente, où la consommation de produits bio a marqué un net recul. Pour 2024, la filière départementale a enregistré une contraction modeste avec -2 % de surfaces et une baisse légère du nombre d'exploitations certifiées, selon le Gabb. Ces chiffres reflètent surtout des sorties de label, notamment parmi des exploitations de grandes cultures, plutôt que des disparitions d'exploitations au sens strict.

La baisse a concerné plusieurs secteurs : des arrêts d'élevage laitier, des réductions en viande bovine liées aux difficultés des outils de transformation, et des désengagements partiels dans la vigne. Face à ces fragilités, les producteurs misent sur la diversification des débouchés (ventes directes, paniers, marchés locaux) et sur la communication lors d'événements comme le Printemps Bio pour reconquérir des parts de marché. Le Gabb Anjou joue pour cela un rôle d'animation et de relais technique auprès des adhérents.

Si la situation reste hétérogène d'une exploitation à l'autre, les acteurs locaux décrivent une dynamique de stabilisation plutôt qu'une hémorragie annoncée: certaines fermes revoient leurs modèles, d'autres gardent le cap sur la conversion ou la relocalisation de la transformation. Le rendez-vous jusqu'au 21 juin offre aux consommateurs et aux collectivités l'occasion d'évaluer concrètement les capacités de la filière bio en Anjou et d'appuyer des circuits courts et résilients.

Photo - www.ouest-france.fr

Теми: Agriculture biologique (AB), Agriculture durable, Marché consommateur

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