Adventice : le sorgho d'Alep, graminée vivace du Sud
close_up

Этот сайт использует файлы cookie. Узнайте больше о целях их использования и изменении настроек cookie в вашем браузере. Используя этот сайт, вы соглашаетесь на использование файлов cookie в соответствии с текущими настройками браузера Узнайте больше о файлах cookie

Adventice : le sorgho d'Alep, graminée vivace du Sud

Время чтения: чуть больше 3 минут

Adventice : le sorgho d'Alep, graminée vivace du Sud

Источник: AGRONEWS Все новости источника

Le sorgho d’Alep (Sorghum halepense) est une graminée vivace qui gagne du terrain en France en 2026, d'abord sur les façades méditerranéennes puis vers le nord-est. Adulte, la plante dépasse 2 mètres et forme des tiges robustes; Plus de 2 mètres reste la mesure la plus visible pour le repérage en culture. Sa capacité à se multiplier par graines et par rhizomes en fait une adventice particulièrement difficile à contenir dans les parcelles irriguées ou humides.

Reconnaissance précoce

Les plantules issues des graines montrent au stade 2-3 feuilles des feuilles longues et étroites, pouvant évoquer des vulpins en culture hivernale, mais la ligule membraneuse blanchâtre sans oreillette, faiblement denticulée, aide au diagnostic. Dès la troisième feuille on peut observer une ligule d'environ 1 mm et, au-delà, l'apparition de cils au sommet de la ligule; la gaine foliaire est souvent teintée de rouge vineux tandis que limbes et gaines restent glabres. Sous la surface, des rhizomes apparaissent dès la quatrième ou cinquième feuille et peuvent former des réseaux enchevêtrés d'un centimètre de diamètre, générant des touffes épaisses de nouvelles pousses.

La panicule florale du sorgho d’Alep est ouverte et de forme pyramidale, avec une période de floraison courant de juillet à septembre, information utile pour la surveillance phenologique; Floraison juillet-septembre guide le calendrier des interventions. Les feuilles présentent un bord coupant et une large nervure blanchâtre souvent velue dans la zone ligulaire, contrastant avec le sorgho cultivé dont la panicule est plus serrée. La ressemblance avec le sorgho cultivé rend la vigilance importante, car des hybrides peuvent se former et compliquer la gestion.

Voies de lutte

Côté agronomie, intégrer des cultures d'hiver et des rotations longues avec des brassicacées comme le colza réduit l'ascendant du sorgho d'Alep en limitant ses levées estivales et en perturbant son cycle. En prophylaxie, l'arrachage des pieds isolés reste très efficace pour limiter la dissémination locale; il faut cependant traiter ces opérations avant la formation de nouvelles graines. La destruction mécanisée des rhizomes par des déchaumeurs à dents peut être utile en interculture si elle est répétée par temps sec et chaud, car l'exposition des rhizomes à la dessiccation épuise leurs réserves; en revanche, le travail du sol qui sectionne les rhizomes est à éviter car il multiplie les foyers.

Au plan chimique, en maïs il est recommandé d'intervenir sur des repousses de ~15 cm pour favoriser l'absorption foliaire; des solutions à base de rimsulfuron ou nicosulfuron en traitements fractionnés montrent des efficacités correctes et la tembotrione présente également une activité. Certains antigraminées foliaires sont utilisables en tournesol et montrent des spectres incluant le sorgho d'Alep, mais il est souvent nécessaire d'approcher la dose maximale autorisée tout en respectant la réglementation nationale et les cultures en rotation. En interculture, l'usage ciblé de glyphosate réduit l'extension des populations, mais des cas de résistance ont été documentés hors d'Europe et des résistances aux inhibiteurs de l'ACCase et de l'ALS concernent des populations européennes, ce qui impose une stratégie diversifiée.

La biologie reproductive explique la résilience de l'espèce: un pied peut produire plus de 20 000 graines et des levées échelonnées de juin à septembre favorisent la persistance du problème; Plus de 20 000 graines illustre le potentiel de dissémination. Le sorgho d’Alep trouve des niches sur sols argileux humides, parcelles irriguées, bords de route et friches, et le réchauffement climatique observé jusqu'en 2026 facilite sa progression vers le nord (vallée du Rhône, Bourgogne, Alsace). Pour les exploitants, la recommandation centrale reste une lutte intégrée combinant rotations, arrachage ponctuel, gestion mécanique maîtrisée et recours raisonné aux herbicides en alternance, tout en évitant les cultures de sorgho commercial sur parcelles fortement infestées.

Photo - www.reussir.fr

Темы: Protection des plantes & Pesticides, Ravageurs & Nuisibles, Changement climatique

Agronews

Новости по теме

Не можете вспомнить пароль?

Связаться с редакцией