Jean-Charles Vicet : concevoir l’agroforesterie intraparcellaire
close_up

Этот сайт использует файлы cookie. Узнайте больше о целях их использования и изменении настроек cookie в вашем браузере. Используя этот сайт, вы соглашаетесь на использование файлов cookie в соответствии с текущими настройками браузера Узнайте больше о файлах cookie

Jean-Charles Vicet : concevoir l’agroforesterie intraparcellaire

Время чтения: чуть больше 3 минут

Jean-Charles Vicet : concevoir l’agroforesterie intraparcellaire

Источник: AGRONEWS Все новости источника

Selon Jean-Charles Vicet, conseiller à la chambre d’agriculture de Loire-Atlantique, l’agroforesterie intraparcellaire sur prairie vise avant tout la performance animale par l’ombre portée, l’effet brise-vent et le décalage de la pousse de l’herbe, des leviers utiles pour les élevages bovins en 2026. L’aménagement doit être conçu en arbitrant de nombreux paramètres pratiques et agronomiques afin d’optimiser le confort des animaux et la gestion des fourrages. La réflexion commence par le paddockage, le point d’eau et la circulation du matériel pour éviter des contraintes futures sur l’exploitation. Il est recommandé de s’appuyer sur un avis technique pour définir un plan d’implantation clair et réaliste avant toute demande d’aides ou de plantation.

Choix et disposition des arbres

La disposition des lignes d’arbres découle du nombre d’UGB par lot et de la stratégie de pâturage (continu, tournant, tournant dynamique), car elle conditionne la surface journalière à pâturer et les distances à parcourir par les animaux. Il faut privilégier des paddocks les plus carrés possibles pour limiter les trajets vers le point d’eau et éviter que les bovins se déshydratent; une erreur fréquente est de dessiner des paddocks trop allongés, mieux vaut alors écarter légèrement les alignements. Pour assurer une utilisation optimale de l’ombre, il faut orienter les alignements de façon à maximiser l’ombre portée dans chaque parcelle et viser 1 arbre par vache par paddock lorsque c’est possible.

L’aménagement doit également tenir compte des infrastructures existantes et de la mécanisation: on exclut d’emblée les zones au-dessus de collecteurs de drainage ou sous lignes à haute tension, et il faut prévoir des gabarits de passage adaptés pour tout type de matériel. L’emplacement des chemins de déplacement des animaux et des points d’accès au pâturage est stratégique pour limiter les temps de manoeuvre et préserver la sécurité. Penser à la manœuvrabilité du chauffeur en bout de ligne et à l’entretien des allées évite des surcoûts opérationnels à long terme.

Essences et usages

La densité recommandée se situe autour de 40–50 arbres/ha pour de l’agroforesterie intraparcellaire sur prairie, un équilibre entre ombrage, circulation et production de bois. Selon les sols et l’exposition, on peut choisir des essences adaptées au climat local, en évitant celles plus vulnérables au changement climatique comme certains châtaigniers ou chênes pédonculés sur des zones sèches. Le charme et le tilleul offrent un effet parasol dense, tandis que le frêne reste très intéressant en valeur fourragère pour les bovins; le merisier et le charme complètent les qualités fourragères et structurelles.

Un pourcentage d’arbres ne donnera pas de bois d’œuvre exploitable; ces sujets peuvent être conduits en têtard pour fournir de l’ombre et des rameaux de complément fourrager riches en oligoéléments l’été. Le choix des essences doit aussi intégrer la multifonctionnalité (ombrage, brise-vent, alimentation, biodiversité) et la capacité des sujets à supporter l’entretien pastorale.

Coûts, aides et mise en œuvre

Le coût d’implantation varie selon les essences et les protections nécessaires, mais il tourne en moyenne autour de 1 000 €/ha en 2026; ce chiffre sert de base pour budgéter la plantation et la protection initiale. Compter environ deux ans entre les premières démarches (planification, demandes d’aides, préparation) et la plantation effective, et prévoir l’itinéraire technique (travail du sol si nécessaire, paillage, tuteurage, taille). Les parcelles agroforestières restent admissibles au paiement de base de la PAC sous condition (moins de 100 arbres forestiers non fruitiers/ha) et des soutiens existent via le pacte haies, les collectivités territoriales et des partenariats carbone.

Pour réussir un projet, il est conseillé de solliciter un spécialiste qui apportera un regard externe, réalisera la présentation du projet sur plan et accompagnera l’organisation du chantier de plantation, tout en intégrant les contraintes d’élevage et de circulation des matériels sur la parcelle.

Photo - www.reussir.fr

Темы: Fourrages & Prairies, Bovins, Agriculture durable

Agronews

Новости по теме

Не можете вспомнить пароль?

Связаться с редакцией