Gironde — Kali, jument de trait sauvée pour la vigne
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Gironde — Kali, jument de trait sauvée pour la vigne

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Gironde — Kali, jument de trait sauvée pour la vigne

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À Grézillac, en Gironde, une prestataire de traction animale engage la remise en état d'une jument de trait recueillie dans un état critique et destinée au travail en vigne. Juliette, la propriétaire et intervenante, a décidé de l'acheter malgré les conséquences financières pour son activité, et a lancé une cagnotte pour financer les soins. Kali pèse alors sensiblement moins que la normale, avec -300 kg à récupérer, et est placée en pension spécialisée pour une rééducation progressive et des soins vétérinaires réguliers.

Rééducation et perspectives

Les premiers mois de prise en charge consistent en une réalimentation progressive, des soins dentaires, le parage des sabots et les vaccinations nécessaires pour stabiliser l'état sanitaire. Les professionnels insistent : un cheval sortant de privation ne peut pas être remis brutalement au pré ni sollicité physiquement, l'herbe trop riche ou un effort prématuré risquant des complications. Juliette détaille son protocole de reprise en 2026 : suivi nutritionnel, bilans réguliers et travail comportemental encadré.

La dimension comportementale est aussi centrale que la reprise physique, Kali n'ayant jamais connu le travail ni des interactions sociales stables avec d'autres équidés. Elle partira l'été prochain travailler avec l'éthologue Cléa Netzer pour poursuivre la désensibilisation et l'apprentissage en milieu viticole. Le calendrier reste ouvert : « On repart de zéro. Ça peut prendre des semaines comme des années », explique Juliette, consciente que chaque cheval avance à son rythme. La reprise du travail en vigne se fera par étapes, observation et exposition progressive.

Juliette utilise déjà deux autres juments formées, Idole et Gazelle, et intervient dans la région depuis quatre ans sur une dizaine de propriétés. Sa prestation couvre des parcelles variées, et elle précise que la traction animale permet un travail lent et précis qui respecte la structure du sol. Sur les parcelles où elle intervient, elle réalise en moyenne 0,5 ha par jour, avec des passages de travail d'environ 3 h par cheval, puis de longues périodes de repos au pré pour les animaux.

Dans certains domaines girondins, la traction animale est revendiquée pour ses bénéfices agronomiques et environnementaux. Au château Lafaurie-Peyraguey, dans le Sauternais, la méthode est utilisée sur 19 hectares et suscite un regain d'intérêt : le travail à la traction est perçu comme moins compactant pour les sols et favorable à une meilleure implantation racinaire de la vigne, ce qui aide la plante à résister aux épisodes de sécheresse. Les responsables techniques notent aussi un impact positif sur la qualité du raisin et la structure des sols.

Pour Kali, le retour dans les rangs est planifié sur plusieurs mois : elle rejoindra ses compagnes dès que ses indicateurs de santé seront stabilisés et que son comportement le permettra. Les premiers pas en vigne seront observés, courts et mimétiques : la jeune jument apprendra en regardant les autres et en copiant leurs réactions, afin de trouver progressivement sa place dans le travail collectif de traction animale en Gironde.

Photo - www.sudouest.fr

Onderwerpen: Vigne & Vin, Bien-être animal, Agriculture durable

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