Fertilisant organique issu de la méthanisation à Bordeaux
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Fertilisant organique issu de la méthanisation à Bordeaux

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Fertilisant organique issu de la méthanisation à Bordeaux

Fonte: AGRONEWS Tutte le notizie della fonte

L'usine de méthanisation installée sur le site du port de Bordeaux, mise en service en janvier 2026, traite les biodéchets et sous-produits locaux pour produire gaz et fertilisant organique. 25 000 tonnes traitées par an entrent dans les cuves, avec une production d'énergie suffisante pour couvrir la consommation de quelque 2 600 foyers selon les responsables du site. Le procédé vise à réduire la dépendance aux engrais minéraux tout en apportant une source d'énergie non fossile injectée dans le réseau.

Un cycle circulaire

Le résidu solide et liquide issu de la méthanisation, le digestat, est valorisé comme amendement agricole plutôt que comme déchet d'élimination classique. Après épuration du méthane, le site stocke puis confie le digestat aux agriculteurs partenaires pour épandage local; 22 000 tonnes de digestat sont ainsi restituées au sol chaque année. Cette matière organique est riche en azote et en éléments fertilisants qui complètent les pratiques de fertilisation des exploitations voisines.

Selon Vincent Baeckler, responsable de la valorisation du digestat, « notre intrant coûte 30 à 40 % moins cher que les engrais minéraux à pouvoir fertilisant égal », un argument économique que le site met en avant auprès des agriculteurs. Le modèle adopté par CVE Biogaz repose sur des partenariats locaux : 22 exploitations reçoivent aujourd'hui le digestat, le plus proche étant à un kilomètre du site, et la production annuelle permet de fertiliser environ 900 hectares. Les agriculteurs ne paient que les frais de transport car le digestat est classé comme déchet et ne peut être vendu.

Le circuit industriel commence par la collecte des biodéchets (restes de restaurants, cantines, grande distribution) et des sous-produits d'usines alimentaires, puis par un déconditionneur qui retire emballages et plastiques avant broyage. Les sous-produits animaux sont soumis à un prétraitement thermique pour assurer l'innocuité microbiologique. La « soupe » organique est ensuite digérée en cuves anaérobies, un processus que Laurent Larpin, responsable développement Sud-Ouest, compare à l’« estomac d’une vache » pour sa décomposition bactérienne et qui nécessite environ soixante jours pour produire du gaz.

La filière complète permet deux bénéfices concrets pour l'agriculture et le climat : une énergie renouvelable injectée dans le réseau gazier du port et un apport organique local pour les sols, diminuant le recours aux engrais synthétiques. Sur le plan opérationnel, le modèle impose des exigences logistiques (collecte, transport, épandage réglementé) et juridiques liées au statut du digestat, mais offre une piste de réduction des coûts de fertilisation et d'amélioration de la matière organique des sols. Des discussions sont en cours avec d'autres exploitations et collectivités pour étendre les débouchés et optimiser les transports sans modifier le cadre réglementaire actuel.

Photo - www.sudouest.fr

Temi: Santé des sols, Agriculture bas carbone, Agriculture durable

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