Lot‑et‑Garonne : Maxime Turc — Le maraîchage d'avenir
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Lot‑et‑Garonne : Maxime Turc — Le maraîchage d'avenir

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Lot‑et‑Garonne : Maxime Turc — Le maraîchage d'avenir

Fonte: AGRONEWS Tutte le notizie della fonte

Selon Maxime Turc et son père Jean‑Jacques Turc, maraîchers à Sainte‑Livrade et Bourran, il faut mieux raconter le métier pour attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes. Ils estiment que la technicité est largement méconnue et que les idées reçues découragent des vocations avant même l'entrée en formation. Leurs témoignages insistent sur la diversité des tâches, la gestion d'équipes et la nécessité d'une formation complète pour être opérationnel dès la sortie du centre de formation.

Valoriser le métier

Les Turc rappellent que le maraîchage n'est pas uniquement un travail manuel mais un métier pointu, notamment en agriculture biologique, qui exige surveillance des cultures, choix variétaux et maîtrise des itinéraires techniques. Le métier implique aussi des relations commerciales, des contacts réguliers avec fournisseurs et distributeurs, et une part importante de management et de gestion comptable. Pour eux, il est essentiel de faire connaître que le secteur peut être rémunérateur si l'exploitation est bien conduite, d'où le slogan pratique des exploitants locaux : maraîchage rémunérateur.

La mécanisation progresse et les exploitations cherchent à réduire les tâches répétitives, mais certains gestes restent manuels, surtout en bio, ce qui attire des candidats motivés par la technicité plutôt que par des images romantiques. Les Turc racontent des expériences avec des jeunes en bio qui s'étonnent de techniques comme la plantation sur bâches plastiques, une pratique courante et maîtrisée dont la ferme organise ensuite le recyclage bâches plastiques. Ces exemples servent à déconstruire des clichés et à montrer l'innovation quotidienne du métier.

Formation et conditions

Les horaires et la qualité de vie sont des points clés pour convaincre des apprentis de rester : « l'idée qu'il faut travailler 80 heures par semaine est dépassée », rapporte Maxime Turc, en précisant que la norme sur leurs exploitations se rapproche d'un temps plein classique et que l'on peut viser un équilibre vie professionnelle/vie privée en organisant les équipes. Ils indiquent que, quand des samedis matin sont nécessaires pour des récoltes, ces heures sont rémunérées en heures supplémentaires, ce qui est attractif pour certains profils et compatible avec une organisation moderne du travail où le repos dominical est respecté, et où le plafond habituel est de 40 heures maximum pour beaucoup d'embauches.

Pour améliorer l'attractivité, les maraîchers insistent sur l'accueil et la formation des apprentis : un bon tuteur, des missions pédagogiques progressives et une communication claire avec les familles évitent les ruptures. Ils constatent que les apprentis laissés à produire sans formation ni encadrement peinent à trouver un emploi durable ensuite, d'où l'urgence d'une pédagogie professionnelle renforcée entre exploitations et centres de formation.

Pour les Turc, la solution passe par une meilleure communication sur les débouchés, des visites de fermes mieux organisées pour les jeunes, et le soutien des acteurs locaux pour financer l'équipement et les formations. Ils appellent aussi à valoriser contractuellement le travail bien fait et à multiplier les initiatives permettant aux jeunes d'expérimenter le métier avant de s'engager, afin que la filière conserve des bras qualifiés et motivés dans le Lot‑et‑Garonne et au‑delà.

Photo - www.reussir.fr

Temi: Serres & Cultures protégées, Agriculture biologique (AB), Formation & Enseignement agricole

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