Bassines : sabotages revendiqués en Vienne et Deux‑Sèvres
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Bassines : sabotages revendiqués en Vienne et Deux‑Sèvres

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Bassines : sabotages revendiqués en Vienne et Deux‑Sèvres

Fonte: AGRONEWS Tutte le notizie della fonte

Un collectif militant a revendiqué, le 8 mai 2026, le débâchage de deux réservoirs d'eau dans la Vienne et dans les Deux‑Sèvres, action présentée comme un « sabotage » visant les ouvrages de stockage destinés à l'irrigation agricole. Deux bassines débâchées est la formulation retenue par le groupe qui signe son communiqué « L’Amicale pour le débâchage permanent du Poitou » et dont le message a été relayé par Les Soulèvements de la Terre. Les déclarations du collectif dénoncent l'usage des bassines comme instruments au service d'exploitations privées et demandent l'arrêt de ces installations financées en partie par des fonds publics au niveau local.

Réactions et enquêtes

Le préfet des Deux‑Sèvres a qualifié ces actes d'« agissements intolérables » et a rappelé qu'ils « constituent des infractions pénales », ajoutant que des investigations étaient en cours pour identifier les auteurs et établir les circonstances précises des dégradations. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a condamné sur son compte X le sabotage d'infrastructures agricoles, estimant que de telles actions portent atteinte à la souveraineté alimentaire nationale et au travail des exploitants. Les autorités locales indiquent que les éléments transmis par le collectif seront examinés et confrontés aux constats techniques réalisés sur place par les services compétents.

Les services de gendarmerie et les services de l'État en charge de l'eau ont ouvert des pistes d'enquête pour déterminer le mode opératoire, l'étendue des dommages matériels et le coût des réparations, tandis que des procédures judiciaires sont envisagées contre les responsables identifiés. Investigations ouvertes figure dans les communiqués officiels, qui précisent que toute entrave aux infrastructures peut entraîner des poursuites pénales et des demandes de réparations civiles de la part des propriétaires. Les exploitants agricoles concernés, contactés localement, ont souligné leur inquiétude pour la continuité d'alimentation en eau en période de végétation et pour les échéances techniques liées aux rotations culturales.

Contexte local

La première bassine ciblée dans la Vienne appartient à Pampr’œuf, groupe spécialisé en aviculture, et le collectif affirme s'opposer à l'extension d'un élevage de poules pondeuses, présentée comme un projet d'envergure. Pampr’œuf visé apparaît dans le communiqué comme symbole d'une critique plus large du lien entre financements publics locaux et infrastructures de stockage d'eau au service d'opérateurs privés. Dans les Deux‑Sèvres, le message du collectif insiste sur l'utilisation de fonds départementaux pour cofinancer des réserves d'eau, ce que les militants jugent incompatible avec l'intérêt général.

Ces événements surviennent alors que le mouvement anti‑bassines reste mobilisé et marqué par des décisions judiciaires récentes, et qu'une audience concernant l'organisation d'une manifestation prévue le 27 mai 2026 doit se tenir prochainement. Les tensions entre défenseurs d'une gestion collective et contrôlée des ressources en eau et porteurs de projets d'irrigation privés restent vives dans les territoires concernés, tandis que l'État et les collectivités territoriales cherchent à sécuriser les infrastructures et à garantir la légalité des financements publics.

Photo - www.reussir.fr

Temi: Aviculture, Écologie & Environnement, Gestion de l'eau & Irrigation

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