À Marmande : les Maurin, éleveurs-bouchers père et fils
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À Marmande : les Maurin, éleveurs-bouchers père et fils

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À Marmande : les Maurin, éleveurs-bouchers père et fils

Fonte: AGRONEWS Tutte le notizie della fonte

À la Ferme de Garrigues, près de Marmande, Michel et David Maurin tiennent à la fois l'élevage et la boucherie de leur exploitation, attirant une clientèle fidèle dans la campagne locale. 120 têtes composent le cheptel bovin de la ferme et la boutique reçoit environ 60 clients par semaine, tandis que la boutique est ouvert vendredi et samedi. Le dispositif combine vente directe, transformation et contact direct avec les consommateurs, ce qui structure désormais le modèle économique de l'exploitation.

La petite boucherie accueille des clients venus parfois de loin, de Bordeaux à Cestas, et des habitués qui passent commande par courriel avant de venir retirer leurs achats. Les produits phares sont les morceaux de bœuf de race blonde d'Aquitaine, les pièces à griller et une gamme de charcuterie fabriquée sur place avec des cochons fournis par un éleveur local de Brugnac. Les habitués soulignent la qualité constante et le conseil du producteur, et certains viennent régulièrement à vélo ou en commande groupée.

Face au retrait des acheteurs intermédiaires et aux marges prises en amont, les Maurin ont choisi de maîtriser la vente et la transformation pour garder une part plus grande de la valeur ajoutée. La boutique est équipée d'une salle de découpe et de chambres froides permettant le découpage et l'affinage des produits sur place, et un boucher retraité a formé père et fils aux techniques nécessaires. Ce choix de verticalisation favorise la traçabilité et la relation client-consommateur, moteurs des circuits courts.

L'organisation du travail est exigeante : soins quotidiens aux animaux, travaux de champs et préparation des produits pour la vente mobilisent la famille tous les jours de la semaine. Les journées de préparation sont concentrées autour du jeudi et du vendredi pour préparer la vente du samedi, et la production de charcuterie (boudin, pâtés, saucissons, jambon blanc) complète l'offre. Le rythme et les heures de travail expliquent pourquoi la boutique reste limitée en horaires mais régulière et appréciée.

Sur le plan économique, la vente au détail permet de maintenir un prix attractif pour les clients tout en soutenant l'exploitation lorsque les autres productions subissent des aléas. Les Maurin affichent des tarifs compétitifs pour leur qualité, par exemple autour de 22,90 euros la côte de bœuf ou le rôti, et estiment que la valeur ajoutée liée à la transformation compense en partie le surcroît de travail. Ils considèrent la boucherie comme une assurance de revenu et comme un lien social avec leur territoire.

Michel insiste sur l'engagement familial et le souhait de continuer à servir leur clientèle locale : « nos clients nous suivent, ils font des kilomètres pour venir, on leur doit de continuer », affirme-t-il, résumant la logique qui guide la double activité. Pour David, l'équilibre entre l'âme d'agriculteur et le temps passé derrière l'étal reste délicat mais la vente directe préserve un ancrage territorial fort et une rémunération plus lisible pour leur travail.

Photo - www.sudouest.fr

Temi: Bovins allaitants, Viande bovine, Charcuterie

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