Observatoire des fourrages Bretagne : 42 kg MS/ha/jour
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Observatoire des fourrages Bretagne : 42 kg MS/ha/jour

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Observatoire des fourrages Bretagne : 42 kg MS/ha/jour

Fonte: AGRONEWS Tutte le notizie della fonte

L'Observatoire des fourrages de Bretagne indique que la pousse de l'herbe mesurée du 28 avril au 4 mai 2026 est en moyenne de 42 kg MS/ha/jour, en légère baisse par rapport à la période précédente. Cette moyenne masque toutefois des disparités locales importantes : certains sites connaissent une chute de croissance due au manque d'eau, tandis que d'autres ont profité des averses orageuses du week-end du 1er mai. Les températures restent proches des normales de saison et le régime d'averses devrait se maintenir au moins à court terme ce qui limitera les fenêtres optimales de fauche mais peut favoriser la repousse sur les parcelles arrosées naturellement. Beaucoup de fauches ont été réalisées ces dernières semaines lorsque la météo avait été favorable aux récoltes, ce qui influence aujourd'hui la dynamique des repousses et les besoins en complémentation alimentaire des troupeaux.

Le manque d'eau impacte surtout les parcelles récemment fauchées où la repousse est retardée, et sur ces secteurs la disponibilité en herbe pâturable est réduite. Pour les surfaces où la fertilité et la réserve en trèfle sont faibles, un apport d'azote peut être envisagé pour stimuler la reprise, à condition que des pluies permettent une bonne valorisation. Un apport de fertilisant de l'ordre de 30–50 uN/ha, par exemple sous forme de lisier, est proposé sur les parcelles fauchées si le trèfle est inférieur à 15 % ; cet apport sera mieux valorisé si la pluviométrie revient à un niveau suffisant. Les exploitants doivent toutefois évaluer localement la capacité de stockage d'eau de leurs sols et le risque de lessivage avant d'appliquer de l'azote.

Sur le plan du pâturage, l'objectif reste une hauteur de sortie à 5 cm, repère visible à la botte qui ne dépasse pas le talon, pour assurer une bonne valorisation de la prairie et favoriser des repousses de qualité. Les rations des vaches laitières citées en élevage d'exemple combinent herbe pâturée et fourrages conservés pour limiter le rythme de pâturage lorsque la pousse ralentit. Dans les exploitations concernées par des zones sèches, l'ouverture précoce de silos (maïs, enrubannage) et l'ajout de concentrés humides ont été des réponses pratiques pour maintenir la production sans surpâturage. Il est conseillé de prioriser les parcelles les plus fertiles pour le pâturage et de réserver les secteurs fragiles en attendant une reprise de la pousse.

Cette année, dès ce début mai 2026, les observations signalent que dactyles et fétuques épiés, un phénophase plus précoce qu'en moyenne, ce qui réduit la fenêtre d'optimisation nutritive de ces prairies. La précocité du tallage et de l'épiaison peut entraîner une baisse de valeur alimentaire si la récolte de fourrage n'est pas ajustée au stade optimal. Pour les prairies destinées au pâturage, il faudra donc adapter la gestion des rotations et éviter les coupes tardives qui dégradent la qualité fourragère. La surveillance régulière des stades et la planification des coupes selon les espèces présentes restent essentielles pour conserver des stocks et assurer la qualité des fourrages récoltés.

Selon Jean Marc Seuret, éleveur à Hillion (22), « le manque de pluie se fait déjà ressentir » et des zones sèches apparaissent dans les prairies, obligeant à compléter les rations. Sa ration actuelle combine une demi-ration d'herbe pâturée, 3 kg MS d'enrubannage, 1,5 kg de betteraves et 3 kg MS d'ensilage de maïs, l'ensilage de maïs étant ouvert pour préserver la surface pâturable. Il signale une première coupe d'ensilage réalisée sur 31 ha le 17 avril et ensilée rapidement, avec une qualité correcte mais des rendements moyens, et il envisage d'acheter du fourrage si les repousses ne compensent pas.

Pour les ensilages de méteils, la récolte précoce au stade début floraison du protéagineux augmente la teneur en MAT d'1 à 2 points mais réduit le rendement de 20 à 50 % par rapport à une fauche tardive; en revanche, une fauche précoce permet de semer un maïs autour du 15 mai capable de produire jusqu'à 12 t MS/ha de fourrage. L'évolution plus lente de la matière sèche des mélanges avec protéagineux donne une marge de manœuvre pour la récolte, mais il devient plus difficile d'atteindre l'objectif de 35 % MS, optimal pour une bonne conservation. Une coupe plus tardive en juin, au stade laiteux-pâteux de la céréale, restera la solution pour reconstituer des stocks si les volumes le permettent.

Face à la faible pluviométrie locale, il est recommandé de réaliser dès maintenant un bilan fourrager pour anticiper les besoins et décider des achats éventuels, d'adapter les dates de semis et de prévoir des apports ciblés d'azote sur parcelles fauchées faibles en trèfle. La planification doit intégrer la variabilité des sols et la disponibilité en eau, en privilégiant des actions à forte valeur ajoutée (fertilisation ciblée, rotation des parcelles, achats de fourrage) plutôt que des interventions généralisées inefficaces.

Photo - www.paysan-breton.fr

Temi: Fourrages & Prairies, Alimentation animale, Gestion de l'eau & Irrigation

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