Suspicion d'attaque de loup à Landos (25 ovins tués)
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Suspicion d'attaque de loup à Landos (25 ovins tués)

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Suspicion d'attaque de loup à Landos (25 ovins tués)

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La préfecture de la Haute-Loire signale la suspicion d'une attaque sur un élevage ovin de la commune de Landos, avec 25 ovins tués. Le troupeau appartient à un même éleveur et les pertes ont été constatées lors d'un constat sanitaire récent, ce qui a déclenché l'alerte administrative et sanitaire. Le préfet a demandé des mesures immédiates de protection et de surveillance pour limiter tout risque de nouvelles prédations.

L'Office français de la biodiversité (OFB) mène analyses en cours visant à établir si un loup est bien l'auteur des prédations, en procédant à des prélèvements biologiques et à des expertises sur les carcasses. Ces analyses incluent des examens génétiques et des observations des indices de prédation afin de déterminer l'origine exacte des morsures et des blessures. Les résultats de l'OFB conditionneront la qualification officielle de l'attaque et la suite des mesures administratives.

Si l'OFB confirme la responsabilité du loup, le secteur concerné pourrait être reclassé selon le plan national d'actions sur le loup et les activités d'élevage, avec un passage du cercle 3 au cercle 2, ce qui implique une reconnaissance d'un risque accru de prédation. Ce reclassement facilite l'accès aux aides et aux dispositifs de protection, notamment les subventions pour la pose de clôtures électrifiées et le financement d'équipements de surveillance. L'objectif affiché est de concilier la protection des troupeaux et la conservation de l'espèce par des mesures opérationnelles adaptées.

Mesures prises

Le préfet de Haute-Loire, Yvan Cordier, a demandé la mise en œuvre dès le 6 mai 2026 de tirs d'effarouchement réalisés par les lieutenants de louveterie, et précise que, sous conditions, les éleveurs pourront procéder à des tirs de défense après une simple télédéclaration. Les autorités signalent que ces actions s'inscrivent dans le cadre légal encadrant la gestion des espèces protégées et visent à repousser les individus sans systématiquement engager des tirs létaux. Les lieutenants de louveterie peuvent être mobilisés rapidement si le troupeau est protégé conformément aux prérequis réglementaires.

Pour les éleveurs locaux, la préfecture conseille de contacter la direction départementale des territoires (DDT) et les services vétérinaires pour connaître les dispositifs d'aides disponibles et la procédure de télédéclaration. La mise en place rapide de protections actives — clôtures électrifiées, dogues de garde, surveillance nocturne — est recommandée pour réduire le risque de nouvelles pertes et faciliter l'éligibilité aux financements. Les organisations professionnelles peuvent aider à coordonner les demandes et les installations techniques.

Les services de l'État rappellent que la surveillance de la présence du loup repose sur des relevés systématiques et des expertises scientifiques, et que les décisions de gestion sont liées aux conclusions des analyses de l'OFB. Les éleveurs sont invités à signaler toute nouvelle prédation et à conserver les indices pour permettre une expertise fiable et rapide.

Photo - www.francebleu.fr

Sujets: Ovins & Caprins, Bien-être animal, Écologie & Environnement

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