Guillaume Lepers président d'Avergies — cap sur la méthanisation
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Guillaume Lepers président d'Avergies — cap sur la méthanisation

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Guillaume Lepers président d'Avergies — cap sur la méthanisation

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La SEM Avergies a changé de président le 30 avril 2026 avec la passation entre Pascal de Sermet et Guillaume Lepers, maire de Villeneuve‑sur‑Lot. La société, qui fête sa septième année d'activité cette année, rappelle son portefeuille de réalisations et ses ambitions industrielles et territoriales. 85 centrales solaires sont désormais réalisées par Avergies, du petit ombrage communal aux vastes toitures industrielles, selon le bilan présenté lors de la cérémonie.

Parmi les réalisations mises en avant figurent la première unité d'épuration de biogaz de décharge à Monflanquin, opérée en partenariat avec Valorizon, et la couverture solaire du stade Armandie, qualifiée par Avergies comme l'une des plus « solarisées » d'Europe. Les projets vont de petites ombrières communales de 200 m2 jusqu'à des toitures de plus de 18 000 m2, engageant des collectivités locales et des acteurs privés. Le travail mené sous la présidence sortante a été salué par les partenaires locaux et régionaux.

Feuille de route 2032

Le nouveau duo à la tête d'Avergies, Guillaume Lepers et le directeur général Nicolas Gente, présente une feuille de route ambitieuse visant à tripler la production d'énergie d'ici 2032. Le plan prévoit 300 millions d'euros d'investissements pour diversifier les sources d'énergie, développer l'autoconsommation, rénover des sites hydroélectriques et renforcer les capacités de stockage électrique. Ces moyens visent aussi à étendre l'action de la SEM hors du département par des coopérations avec d'autres SEM et opérateurs publics-privés.

Sur la méthanisation, Lepers souhaite en faire « le dada » du Lot‑et‑Garonne, en défendant le développement du gaz vert comme levier de croissance agricole et territorial. Il souligne la méconnaissance et les craintes autour de la technologie, invitant les élus à visiter des installations locales pour constater la sécurité et les bénéfices, et à considérer le biogaz comme un vecteur de valeur ajoutée pour les exploitations. Aujourd'hui une dizaine de méthaniseurs sont recensés sur le territoire, avec une cinquantaine de structures potentielles selon les estimations locales.

Un frein identifié est la saturation de postes sources électriques dans le département : dix-sept postes (dont deux en projet) limitent actuellement une cinquantaine de projets portés par Avergies, provoquant des files d'attente techniques et administratives. Guillaume Lepers critique le manque d'anticipation au niveau national et appelle à une meilleure planification des réseaux et à des solutions techniques pour débloquer les raccordements. La SEM compte plaider pour des priorités locales et des arbitrages techniques auprès des opérateurs de réseau.

Parmi les axes opérationnels figurent la rénovation de micro‑centrales hydrauliques existantes, le soutien aux projets d'autoconsommation pour collectivités et agriculteurs, le développement du stockage et la diversification des modèles économiques. Avergies veut aussi favoriser les retombées économiques pour les communes du Lot‑et‑Garonne via des contrats de partage de valeur et des emplois locaux liés aux chantiers. Les coopérations inter‑SEM sont présentées comme un levier pour mutualiser compétences et financements.

Guillaume Lepers appelle les élus et les acteurs agricoles à « aller voir » les installations opérationnelles à Mézin et Sainte‑Colombe‑de‑Villeneuve pour lever les réticences et accélérer les projets. Le calendrier fixe des étapes techniques et financières jusqu'en 2032 et mobilise des partenariats publics‑privés pour réaliser les investissements annoncés. La feuille de route vise à transformer les potentialités énergétiques du territoire en bénéfices concrets pour les exploitations et les communes.

Photo - www.sudouest.fr

Sujets: Agriculture bas carbone, Agriculture durable, Investissement

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