Filière fraise (Lot‑et‑Garonne) : Émeline Venespen alerte
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Filière fraise (Lot‑et‑Garonne) : Émeline Venespen alerte

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Filière fraise (Lot‑et‑Garonne) : Émeline Venespen alerte

Source: AGRONEWS Toutes les actualités de la source

Selon Émeline Venespen, directrice de l'AOPN fraises et framboises de France, la filière fraise affiche une « belle dynamique » en 2026 mais fait face à un Risque de saturation des marchés domestiques si la progression de l'offre n'est pas maîtrisée. La dirigeante met en garde contre une crise conjoncturelle similaire à celle qu'a connue la viticulture, en appelant à plus de coordination entre producteurs, organisations et enseignes de distribution. Cette prise de parole intervient alors que le Lot‑et‑Garonne confirme son rôle pivot dans l'approvisionnement national. L'analyse de l'AOPN souligne la nécessité d'ajuster variétés et calendriers de production pour éviter les pics d'offre non absorbés par la demande française.

Production et techniques

Le Lot‑et‑Garonne récolterait aujourd'hui environ 20 000 tonnes de fraises par an, soit plus d'un tiers de la production française, derrière la Dordogne qui tourne autour de 6 000 tonnes. Cette concentration régionale s'explique par des investissements récents et par des installations modernisées qui attirent des reprises d'exploitation et des projets de développement. Les chiffres 2026 confirment une augmentation des surfaces et des rendements dans ce bassin de production, stimulée par la demande en circuits courts et le positionnement sur des variétés aromatiques. Les acteurs locaux insistent sur la nécessité de lisser les volumes pour ne pas provoquer d'effondrement des prix en période de pic.

Les systèmes hors-sol représentent près de 70 % hors-sol de la production locale, un basculement engagé depuis trente ans qui protège les cultures des aléas climatiques et augmente les rendements. Le recours aux tables hors-sol facilite la gestion sanitaire, l'irrigation et la mécanisation partielle de la récolte, mais implique des coûts d'investissement et d'exploitation plus élevés. Les variétés privilégiées en France, comme la gariguette, la ciflorette ou la charlotte, restent fragiles et exigent une cueillette à maturité. Cette exigence limite la compétitivité sur les marchés d'exportation face aux modèles espagnols ou californiens qui récoltent en vert pour supporter le transport longue distance.

Marché et débouchés

Le débouché principal reste le marché français et la grande distribution, qui doivent désormais gérer les pics saisonniers en coordination avec la filière; la Suisse importe ponctuellement des gariguettes haut de gamme mais les volumes exportables restent marginalement faibles. Face à l'Espagne, les coûts salariaux et la stratégie variétale limitent les possibilités d'export massif pour les fraises françaises, d'où l'importance de valoriser la qualité et la traçabilité. L'AOPN travaille avec les enseignes pour anticiper les périodes de surproduction et promouvoir des opérations de vente adaptées aux calendriers de récolte.

Pour sécuriser l'avenir économique des exploitations, l'AOPN recommande d'intégrer des mesures de régulation de l'offre, d'investir dans des filières de transformation et d'explorer des solutions logistiques pour allonger la disponibilité produit en magasins. Les producteurs sont encouragés à diversifier leurs variétés selon les débouchés commerciaux et à planifier les mises en place pour étaler les flux de récolte. La vigilance reste de mise en 2026 afin d'éviter que la croissance de l'offre ne dépasse durablement la demande française.

Photo - www.sudouest.fr

Sujets: Production végétale, Petits fruits, Marché consommateur

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