Le Brésil peut-il exporter viande et volaille vers l'UE ?
close_up

Este sitio utiliza cookies. Obtenga mas informacion sobre los fines de su uso y la configuracion de cookies en su navegador. Al utilizar este sitio, usted acepta el uso de cookies de acuerdo con la configuracion actual de su navegador Mas informacion sobre cookies

Le Brésil peut-il exporter viande et volaille vers l'UE ?

Tiempo de lectura: poco mas de 3 minutos

Le Brésil peut-il exporter viande et volaille vers l'UE ?

Fuente: AGRONEWS Todas las noticias de la fuente

Les États membres de l'Union européenne ont voté le 12 mai 2026 la mise à jour de la liste des pays tiers autorisés à exporter des produits animaux vers l'UE, une décision qui impose des critères stricts sur l'utilisation d'antibiotiques en élevage. Brésil exclu de la liste et la mesure est prévue pour entrer en application le 3 septembre 2026, ce qui change immédiatement la donne pour les exportateurs brésiliens. Les autorités communautaires justifient la sélection par la nécessité de freiner l'émergence d'antibiorésistances, qualifiée par la Commission de menace majeure pour la santé publique. La décision crée un délai court pour la mise en conformité des pays concernés et pour la préparation des opérateurs commerciaux européens et mondiaux à ces ajustements commerciaux et sanitaires.

Décision de l'UE

La mise à jour adoptée le 12 mai vise à n'autoriser que les pays capables de démontrer des pratiques d'usage des antimicrobiens compatibles avec la réglementation européenne, incluant l'interdiction des promoteurs de croissance antibiotiques et des systèmes de surveillance des résidus. Plusieurs pays comme le Canada, la Suisse, le Royaume-Uni, la Serbie et les États-Unis figurent dans la liste actualisée, ce qui contraste avec l'absence du Brésil. La Commission européenne a indiqué qu'elle poursuivra le dialogue bilatéral et technique pour évaluer les preuves de conformité et permettre un rétablissement éventuel des autorisations d'exporter une fois les exigences respectées.

Conséquences pratiques

Le Brésil a publié le 27 avril 2026 un arrêté national visant à interdire l'importation, la fabrication, la commercialisation et l'utilisation d'additifs contenant certains antimicrobiens utilisés comme promoteurs de croissance, notamment la virginiamycine, mais les services européens estiment que des preuves supplémentaires de surveillance et d'application sont nécessaires. Arrêté brésilien 27 avril souligne la volonté de Brasilia de réduire l'usage de ces substances, cependant l'UE demande des garanties opérationnelles : contrôle vétérinaire, programmes d'analyse des résidus et transparence des données de consommation d'antibiotiques par espèce.

Pour les exportateurs brésiliens, l'effet pratique de l'exclusion signifiera, à partir du 3 septembre 2026, l'interruption des livraisons de viande bovine, équine, de volaille, d'œufs, de produits d'aquaculture, de miel et de boyaux vers les marchés de l'UE tant que la conformité n'est pas démontrée. Les producteurs et transformateurs européens pourraient voir une modification de l'offre et de la concurrence sur certains segments, notamment sur la viande de volaille et bovine, avec des conséquences possibles sur les prix à court terme et sur les approvisionnements des industries de transformation.

Pour les acteurs français, la décision européenne apporte à la fois des opportunités commerciales et des défis logistiques ; elle pourrait réduire la pression concurrentielle sur certains segments d'importation mais aussi entraîner des tensions d'approvisionnement pour les transformateurs dépendant des volumes brésiliens. Les opérateurs devront suivre les audits sanitaires, les listes d'établissements agréés et les appels d'offre publics, tandis que les autorités françaises et les organisations professionnelles sont invitées à coordonner leurs messages sur la traçabilité et la conformité sanitaire.

La procédure de réintégration des exportations brésiliennes dépendra d'une démonstration formelle de conformité aux normes européennes, comprenant audits, données de surveillance et contrôles vétérinaires documentés ; l'UE a indiqué sa disponibilité à accompagner des échanges techniques pour évaluer ces éléments. Les prochains mois seront déterminants pour la présentation par le Brésil de preuves opérationnelles et pour la gestion commerciale des filières européennes impactées.

Photo - www.reussir.fr

Temas: Antibiotiques en élevage, Viande bovine, Commerce international

Agronews

Noticias por tema

No puede recordar su contrasena?
Acepto el acuerdo de usuario

Contactar con la redaccion