«Ils finiront broyés» : légumes boudés menacés de destruction
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«Ils finiront broyés» : légumes boudés menacés de destruction

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«Ils finiront broyés» : légumes boudés menacés de destruction

Fuente: AGRONEWS Todas las noticias de la fuente

Face à des récoltes imprévisibles et abondantes, plusieurs légumes de saison peinent à trouver preneur en France en 2026 et risquent la destruction. Des producteurs signalent des volumes massifs de poireaux, choux-fleurs et pommes de terre difficiles à écouler malgré des opérations promotionnelles et des appels de filière. 90 % production bretonne reste mobilisée pour coordonner réponses et communication autour du chou-fleur, selon Prince de Bretagne. Les causes invoquées mêlent variations climatiques, calendrier de consommation et structures de marché peu flexibles.

Surproduction et consommation

Les maraîchers observent des développements rapides des cultures quand les températures sont douces, conduisant à des sorties de récolte en avance et à des fins de saison décalées par rapport aux habitudes d'achat. « Les choux-fleurs se développaient dans la nuit comme des champignons », rappelle Flora Boulinguez de Prince de Bretagne, expliquant que le consommateur n'augmente pas spontanément sa consommation sous promotion. Du côté des poireaux, certains producteurs sont aujourd'hui confrontés à des volumes invendus et à une fenêtre de commercialisation réduite : 25 000 plants invendus a témoigné un maraîcher du Puy-de-Dôme, qui indique n'avoir que quelques semaines pour les écouler avant destruction.

Les enseignes et associations se mobilisent ponctuellement par des opérations spéciales en magasin, des campagnes médiatiques et des partenariats avec des associations caritatives, mais ces leviers ne suffisent pas toujours à absorber un afflux massif. Les prix se retrouvent souvent inférieurs au coût de production lorsque la filière parvient à écouler ses volumes, ce qui fragilise la trésorerie des exploitations et pèse sur les marges à long terme. Plusieurs producteurs ont ainsi dû accepter des ventes à perte pour éviter le gaspillage total, tandis que d'autres n'ont pas pu sauver leur saison commerciale.

Conséquences pour la filière pomme de terre

La pomme de terre illustre une difficulté plus structurelle, liée à une combinaison de baisse de la demande et d'augmentation des surfaces plantées ces dernières campagnes. Selon l'Union nationale des producteurs de pommes de terre, des industriels sous contrat n'honorent pas l'ensemble des volumes, et des centaines de milliers de tonnes récoltées restent sans débouché. Entre dons vers l'aide alimentaire, valorisation en méthanisation ou alimentation animale, des estimations de terrain évoquent que 500 000–700 000 t pourraient finalement être détruites si la situation ne s'améliore pas.

Face à ces risques, la filière explore plusieurs pistes : ajustement des plans de culture, contractualisation longue durée avec l'industrie, développement d'unités de stockage et de transformation locales, et amélioration des circuits courts pour rapprocher offre et demande. Des initiatives collectives visant à mieux synchroniser semis, stockage frigorifique et promotions commerciales sont en cours dans certaines régions, tandis que les organisations de producteurs revendiquent des mécanismes de régulation plus robustes pour éviter des fluctuations extrêmes.

Les acteurs locaux insistent aussi sur la nécessité d'investissements pour la valorisation industrielle (purée, chips, ingrédients) et sur des outils d'alerte précoce pour accompagner les décisions de plantation. La combinaison de mesures commerciales, techniques et structurelles apparaît indispensable pour limiter la destruction de volumes agricoles et préserver la viabilité économique des exploitations concernées.

Photo - www.lalsace.fr

Temas: Pommes de terre, Changement climatique, Marché consommateur

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