« Je déteste brusquer » : Lucie Julien, ostéopathe animalière
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« Je déteste brusquer » : Lucie Julien, ostéopathe animalière

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« Je déteste brusquer » : Lucie Julien, ostéopathe animalière

Source: AGRONEWS All news of the source

Montholier. Agée de 26 ans, Lucie Julien s'est installée à son compte le 1er avril 2026 à Montholier pour exercer comme ostéopathe animalière après cinq années d'études à Cluny. Originaire de Poligny, elle explique avoir fait le choix de la « médecine de première intention » pour accompagner aussi bien les animaux de compagnie que les gros animaux d'élevage. Sa venue répond à une demande locale de soins manuels spécialisés, notamment sur les exploitations laitières et équines de la région.

Formée à la palpation et à la biomécanique, Lucie détaille son parcours : cinq années d'enseignement et des stages pratiques sur chevaux, bovins et petits animaux. Elle souligne qu'elle n'est pas issue d'une famille d'éleveurs mais que sa passion pour les animaux guide son travail clinique. Son approche combine observation, tests de mobilité et techniques manuelles adaptées à chaque espèce.

Elle intervient pour des problèmes variés : boiteries de cheval, difficultés de locomotion chez le chien, vache difficile à se relever après un vêlage ou mamelle sensible, et même pour de très jeunes veaux victimes d'accidents de ferme. La praticienne cite un cas récent d'un veau de quelques jours qu'elle a aidé à récupérer après un écrasement accidentel par un tracteur, et elle prévoit un suivi pour ce nouveau-né afin d'évaluer l'évolution.

Technique et pratique

En consultation, l'ostéopathe n'utilise que ses mains et mise sur l'autoguérison de l'animal en recherchant les zones de perte de mobilité et de tension. Le protocole inclut la mise en position, la contention (bovins, chevaux) et parfois la muselière pour les canidés, avant d'appliquer des techniques ciblées. Si certaines manipulations ostéo-structurelles peuvent nécessiter un mouvement dit de « cracking », Lucie privilégie les approches tissulaires plus douces qui travaillent la peau, les muscles et les fascias.

L'ostéopathie animalière est aussi utilisée en prévention au sein des élevages : des techniques manuelles peuvent améliorer la circulation locale et la résistance des tissus, réduisant ainsi le risque de mammites et la nécessité de recourir systématiquement aux antibiotiques. Pour les éleveurs, cela peut limiter les jours de non-livraison de lait et préserver la production, ce qui fait de l'ostéopathie un complément utile aux pratiques vétérinaires.

Praticienne mobile, Lucie se rend jusqu'à 70 km autour de Montholier et adapte la durée des séances aux besoins de l'animal et de l'exploitation. Elle facture à la prestation plutôt qu'à l'heure, ce qui permet de prendre le temps nécessaire sans pression de facturation horaire. Face au nombre limité de spécialistes dans le Jura, elle souhaite développer des créneaux réguliers pour les exploitations qui demandent un suivi périodique.

Contact et rendez-vous : Lucie Julien, téléphone 07.50.49.55.63, interventions sur réservation pour élevages et animaux de compagnie dans la région de Montholier.

Photo - www.leprogres.fr

Topics: Bovins, Bien-être animal, Antibiotiques en élevage

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