Agrilearn propose en 2026 une formation dédiée à la gestion fiscale et sociale des exploitations agricoles animée par le juriste-fiscaliste Francis Varennes. L'objectif affiché est d'offrir aux chefs d'exploitation des repères concrets pour piloter le résultat fiscal et la base de calcul des cotisations sociales dans le contexte réglementaire actuel. PER remplace Madelin est l'un des rappels structurants de la session, utile pour penser l'épargne retraite et son impact fiscal.
Mécanismes de résultat
Parmi les leviers présentés, la prise en compte du loyer des terres ou d'une rente foncière peut réduire le résultat imposable lorsque la structuration patrimoniale le permet, et la déduction pour épargne de précaution (DEP) reste un outil pour lisser le bénéfice imposable. Francis Varennes insiste également sur la valorisation sociale de dispositifs (primes, avantages en nature) qui modifie l'assiette des prélèvements, ainsi que sur l'usage ciblé des dispositifs d'épargne salariale comme l'intéressement ou le plan d'épargne entreprise avec abondement pour optimiser charges et attractivité. La méthode d'évaluation des stocks agricoles est rappelée comme un point technique à maîtriser, car elle peut avoir un impact significatif sur le résultat d'un exercice.
Outils de lissage
Pour limiter les effets d'une hausse ponctuelle de revenus, la formation détaille les modalités d'étalement sur sept ans des revenus exceptionnels et le recours au système du quotient pour répartir fiscalement ces gains. Sur le plan social, la moyenne triennale sociale est expliquée comme un mécanisme qui peut lisser la base des cotisations, tandis que l'assiette sociale annuelle et le changement de date de clôture d'exercice sont proposés en alternatives dans des situations particulières. Ces dispositifs doivent être activés en respectant les conditions légales et en anticipant leurs effets sur trésorerie et droits sociaux.
Le choix du statut du conjoint (associé, collaborateur ou salarié) fait l'objet d'une attention particulière dans la formation, car il influe à la fois sur la protection sociale, les cotisations et la transmission éventuelle de l'exploitation. Les méthodes de scission d'entreprise, le démembrement de propriété pour les terres agricoles et le changement de statut juridique (société versus entreprise individuelle) sont présentés comme des stratégies structurelles susceptibles d'impacter seuils fiscaux et obligations sociales.
Enfin, la session aborde les holdings agricoles : intérêts pour la transmission et la consolidation d'actifs, mais aussi limites liées aux coûts, obligations comptables et risques fiscaux en cas de mauvaises structurations. Francis Varennes recommande une analyse individualisée avec simulations chiffrées et coordination entre expert-comptable, notaire et conseiller social afin d'adapter les solutions à la taille et aux objectifs de chaque exploitation.
Photo - www.terre-net.fr