Premières poules à Celle‑l'Évescault : l'opposition réagit
close_up

See veebileht kasutab küpsiseid. Lisateave küpsiste kasutamise ja brauseri seadistuste muutmise kohta. Veebilehte kasutades nõustute küpsiste kasutamisega vastavalt praegustele brauseri seadistustele. Lisateave küpsiste kohta

Premières poules à Celle‑l'Évescault : l'opposition réagit

Lugemisaeg: veidi rohkem 2 minutit

Premières poules à Celle‑l'Évescault : l'opposition réagit

Allikas: AGRONEWS Kõik selle allika uudised

Les premières poules ont été introduites lundi matin dans le nouveau poulailler de Vaugeton à Celle‑l'Évescault, 11 mai 2026, sous escorte de la gendarmerie, selon les riverains et la préfecture. Le bâtiment, exploité sous l'enseigne Celest'oeufs dans une ancienne chèvrerie, est annoncé pour une capacité d'environ 140 000 places, ce qui a renforcé l'attention locale et médiatique. Sur place, la livraison s'est déroulée malgré la présence d'opposants qui disent avoir observé de nombreux camions passer « sous nos fenêtres ». La tension porte autant sur la forme des autorisations que sur les impacts attendus en termes d'environnement et de nuisances pour le voisinage.

Félix Rainaud, président de l'association Bien Vivre à Celle‑l'Évescault, décrit un mélange de résignation et de vigilance: « On a vu une dizaine de camions passer, mais on ne pouvait pas faire grand-chose », rapporte-t-il, en rappelant les étapes récentes de l'installation comme le montage des silos, des livraisons de grains et les raccordements réalisés par Eaux de Vienne. L'association maintient qu'une part de la mise en œuvre du projet a été réalisée sans que les riverains n'en soient informés comme ils l'auraient souhaité. Les opposants disent aussi s'inquiéter du trafic de poids lourds sur une route interdite à ces véhicules et estiment que ces passages n'ont pas été constatés par les forces de l'ordre en dehors des escortes.

Opposition locale et recours

Les porteurs du projet font face à des actions en justice et à des réserves locales: l'association affirme que des travaux d'agrandissement auraient été menés sans permis de construire et que plusieurs procédures sont en cours devant la justice administrative. De leur côté, les habitants promettent une surveillance accrue des émissions et du fonctionnement du site et indiquent qu'ils n'hésiteront pas à engager des voies judiciaires si des manquements sont constatés. Le climat entre promoteurs et opposants reste tendu et la mobilisation locale pourrait évoluer vers d'autres formes d'action si la situation le nécessite.

Sur le plan administratif, la préfecture précise que la mise en exploitation du site a nécessité deux types d'autorisations distinctes et confirme la délivrance d'une autorisation au titre des Installations classées pour la protection de l'environnement, mentionnée comme ICPE autorisée. La préfecture ajoute que l'autorisation d'urbanisme relève des pouvoirs municipaux et que des contentieux relatifs à ce volet sont en cours devant le tribunal administratif. Celest'oeufs, contactée, n'a pas souhaité, pour l'heure, répondre aux sollicitations de la presse.

Chez les opposants, la surveillance va se concentrer sur la qualité de l'air et de l'eau, la gestion des effluents et le respect des limites de bruit et de trafic; Félix Rainaud avertit que « si nous constatons qu'il y a des manquements, nous porterons plainte ». L'enjeu pour les riverains est désormais de transformer la vigilance en actes concrets de contrôle et, le cas échéant, en procédures judiciaires, tandis que l'exploitant endeuille la mise en route d'une installation qui divise encore la commune.

Photo - www.lanouvellerepublique.fr

Teemad: Aviculture, Bien-être animal, Écologie & Environnement

Agronews

Seotud uudised

Unustasid parooli?

Võtke toimetusega ühendust