Vendée : après les inondations, céréaliers face au manque d'eau
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Vendée : après les inondations, céréaliers face au manque d'eau

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Vendée : après les inondations, céréaliers face au manque d'eau

Allikas: AGRONEWS Kõik selle allika uudised

Au printemps 2026 les parcelles du Sud-Vendée passent d'un extrême à l'autre : inondées en janvier puis desséchées en avril, elles sont aujourd'hui trop dures pour être travaillées, regrette Nelly Prunier, agricultrice à Damvix. blé inondé en janvier résume la situation : selon elle, plusieurs surfaces de blé ont « crevé » sous l'eau et doivent être repris avant de pouvoir semer à nouveau. Cette alternance inondation-sécheresse crée un casse-tête technique et économique pour les exploitations qui cultivent blé, maïs, tournesol et orge sur le territoire.

Le manque de pluie et un vent d'est persistant expliquent l'assèchement rapide des sols en quelques semaines, ce qui complique les semis et la levée des cultures déjà en terre. À Nieul-sur-l'Autise, certains agriculteurs ont pu semer du maïs et observent déjà quelques feuilles, mais la chambre d'agriculture de Vendée anticipe un rendement moindre pour blé et orge dans plusieurs secteurs du Sud-Vendée. Les sols compactés empêchent les machines d'entrer et augmentent le risque d'échecs de levée si l'humidité descend sous la graine.

Conséquences pour les cultures

Les exploitants adaptent leurs pratiques : à Dompierre-sur-Yon Matthieu Pilard a choisi d'augmenter la profondeur de semis pour espérer une meilleure reprise, déclarant avoir semé son maïs « entre cinq et six centimètres » au lieu de trois à quatre habituels. semis profonds 5–6 cm est ainsi devenu une mesure de circonstance pour limiter les pertes de germination, mais elle implique un surcoût et des ajustements de densité. Là où les blés sont morts après les crues, les terres doivent être retravaillées avant de re-semer, ce qui retarde les calendriers et augmente les risques de perte de production sur la campagne 2026.

La question de l'eau d'irrigation se pose très tôt : certains producteurs ont déjà commencé des apports qui, d'habitude, n'interviendraient que fin mai, au risque d'épuiser les droits d'eau avant l'été. Eric Porcher, responsable du dossier eau à la FDSEA de Vendée, alerte sur l'enjeu du stockage et réclame des solutions pour mieux retenir les excédents hivernaux, rappelant qu'« on a laissé passer de l'eau quand les retenues étaient pleines ». Une réunion en préfecture est programmée le 7 mai 2026 pour aborder l'accès à l'eau et les priorités d'irrigation.réunion en préfecture 7 mai

Face aux incertitudes, certaines exploitations envisagent de laisser des parcelles en jachère faute de moyens pour semer et irriguer correctement, décision lourde de conséquences pour le revenu des exploitants et la disponibilité locale de céréales. Les acteurs locaux insistent sur la nécessité d'améliorer le stockage de l'eau et la coordination des usages pour éviter que des épisodes extrêmes répétés n'affectent durablement les capacités de production dans le sud du département.

Photo - www.francebleu.fr

Teemad: Blé tendre, Inondations, Gestion de l'eau & Irrigation

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