Projet de loi d'urgence agricole adopté en commission
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Projet de loi d'urgence agricole adopté en commission

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Projet de loi d'urgence agricole adopté en commission

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Adopté en commission mercredi, le projet de loi d'urgence agricole sera débattu à l'Assemblée nationale à partir du 19 mai, dans un calendrier serré qui laisse planer des incertitudes sur la tenue des travaux en quatre jours. Débat dès le 19 mai résume l'enjeu temporel tandis que le texte rassemble des mesures sur le stockage de l'eau, l'élevage et les pesticides, conçues par le gouvernement pour répondre aux préoccupations du secteur. Plusieurs députés estiment que les débats risquent d'être vifs et utilisés comme tribune politique sur ces sujets sensibles. La ministre de l'Agriculture, présente lors d'une grande partie des auditions, a défendu la cohérence du texte et son ancrage dans les demandes exprimées par les filières agricoles.

Pesticides et concurrence

La commission des Affaires économiques a adopté un article permettant au ministre d'interdire l'importation de denrées comportant des résidus de substances actives interdites dans l'Union européenne, afin de lutter contre la concurrence déloyale envers les producteurs français et européens. Un amendement soutenu par plusieurs groupes a supprimé la condition qui limitait ces interdictions aux cas présentant un "risque sérieux" pour la santé, élargissant potentiellement le champ d'application de la mesure. Ce volet soulève des questions de compatibilité avec le droit européen: le co-rapporteur Julien Dive (LR) a exprimé ses réserves quant au risque que l'article soit jugé inopérant au regard des règles communautaires. Interdiction importations pesticide reste toutefois présenté comme un levier de protection du marché intérieur.

Eau et élevage

Sur l'eau, la commission du Développement durable a validé la suppression de l'obligation de réunion publique pour l'autorisation environnementale des projets de stockage, une mesure destinée à accélérer les réalisations de retenues et bassins. Deux autres articles ayant inquiété les ONG, portant sur les zones humides et les captages, ont été retirés en commission mais peuvent être réintroduits lors de l'examen en hémicycle. Quant à l'élevage, le texte confère au gouvernement la possibilité de légiférer par ordonnance pour créer un régime dérogatoire d'autorisation environnementale des bâtiments d'élevage, relevant le seuil d'animaux déclenchant une procédure lourde selon la lecture ministérielle.

Cette disposition suscite l'opposition de la gauche, qui y voit un avantage donné à l'élevage intensif au détriment des préoccupations environnementales et du bien‑être animal, tandis que la majorité défend une trajectoire simplifiée pour des investissements indispensables. La question des nuisibles et des insecticides a aussi ponctué les discussions, avec des députés de plusieurs bords qui ont contesté l'irrecevabilité d'amendements sur des substances particulières, et d'autres qui souhaitent traiter ces dossiers au Sénat où le texte sera examiné fin juin.

Le projet contient par ailleurs des mesures pénales et procédurales visant à renforcer la protection des exploitations: il introduit une circonstance aggravante pour les vols et les dégradations commis au sein d'exploitations agricoles, et permet au porteur de projet agricole visé par des recours jugés abusifs de réclamer des dommages et intérêts. Aggravation des vols figure parmi les réponses visant à sécuriser les exploitations. Les députés ont aussi travaillé un article sur la restauration collective, limitant les achats hors Union européenne sauf impossibilité d'approvisionnement, en prenant en compte l'origine de l'ingrédient principal des produits transformés, une approche qui soulève là encore des questions de conformité au droit communautaire.

L'examen en hémicycle, prévu à partir du 19 mai et suivi par l'examen sénatorial fin juin, s'annonce donc chargé: les arbitrages entre protection des filières, exigences environnementales et contraintes juridiques européennes seront au cœur des confrontations parlementaires. La ministre a appelé à des décisions rapides pour répondre aux attentes des producteurs, tandis que plusieurs groupes parlementaires restent mobilisés pour renforcer ou limiter des volets du texte selon leurs priorités.

Photo - www.bfmtv.com

Teemad: Écologie & Environnement, Protection des plantes & Pesticides, Gestion de l'eau & Irrigation

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