La FNB demande de garder les animaux pour défendre les prix
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La FNB demande de garder les animaux pour défendre les prix

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La FNB demande de garder les animaux pour défendre les prix

Quelle: AGRONEWS Alle Nachrichten der Quelle

La Fédération nationale bovine (FNB) a appelé les éleveurs à ne pas céder leurs animaux « à n’importe quel prix » et, pour ceux qui le peuvent, à les garder en ferme afin de soutenir les cours. Lors d’une conférence exceptionnelle convoquée après la confirmation d’un recul des prix entrée abattoir, Patrick Bénézit, président de la FNB, a demandé à la filière de « retrouver ses esprits » face à une baisse jugée injustifiée. 30 centimes est l’ordre de grandeur évoqué pour le retrait cumulé du prix entrée abattoir depuis plusieurs semaines, selon le syndicat.

Situation des prix

Les marchés de bestiaux ont affiché une tendance baissière ces dernières semaines, avec une première semaine où le prix entrée a reculé de 10 centimes, puis des baisses successives qui portent aujourd’hui le retrait cumulé proche de 30 centimes. La FNB chiffre l’impact économique en prenant l’exemple des 50 000 gros bovins habituellement traités par semaine : 6 millions d'euros seraient ainsi retirés aux éleveurs chaque semaine, un manque à gagner que le syndicat juge « totalement injustifié ». Face à cette situation, les sections locales sont invitées à dresser l’état des lieux des flux et des pratiques commerciales chez les opérateurs.

Le syndicat appelle aussi les éleveurs à « exiger » un prix juste pour les gros bovins, notamment pour les broutards, et propose à ceux qui en ont les moyens de ne pas fournir d’animaux tant que le marché ne rémunère pas correctement le travail d’élevage. Patrick Bénézit reconnaît cependant que « tout le monde ne peut pas faire cet effort » et que certains exploitants font face à des contraintes de trésorerie ou d’affouragement. La consigne vise surtout à limiter une vente à la baisse généralisée qui, selon la FNB, alimente le mouvement de baisse.

Les causes avancées

Pour la FNB, aucun fondamental clair du marché n’explique entièrement la chute : la consommation nationale est présentée comme stable sur les mois de janvier et février, et la demande européenne reste soutenue, avec des prix du jeune bovin élevés dans certains pays comme l’Italie. Le syndicat rappelle par ailleurs l’impact sanitaire et démographique antérieur sur l’offre, la FCO ayant contribué à un recul des naissances et à une moindre disponibilité de veaux sur le marché. Sur les importations, la FNB ne relève pas, à ce stade, d’afflux massifs qui pourraient justifier une telle baisse des prix sur le territoire.

Visibilité sur les stocks

La seule zone d’ombre pointée par la FNB concerne les stocks de viande : le syndicat déplore l’absence d’indicateurs fiables et appelle les opérateurs à plus de transparence pour éviter des estimations « au doigt mouillé ». Les abattages ont toutefois montré un léger retrait sur la semaine du 20 au 26 avril, avec 50 468 gros bovins en entrée abattoir, signe selon la FNB que la filière reste active et que les animaux annoncés trouvent preneur rapidement. 50 468 abattages sert de repère pour mesurer l’activité et interroger les volumes réellement détenus en réserve.

Face à l’opacité sur les stocks, la FNB encourage ses sections à conduire des actions locales de vérification chez les opérateurs et n’écarte pas l’hypothèse d’actions nationales si les prix ne remontent pas. Le syndicat insiste enfin pour que les éleveurs ne supportent pas seuls la hausse des charges, en particulier le coût énergétique, et demande que la filière assume sa part des augmentations de coûts plutôt que de répercuter tout sur les cours payés aux producteurs.

Photo - www.web-agri.fr

Themen: Bovins, Viande bovine, Inflation & Coûts de production

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