Mercosur: accord appliqué le 1er mai, inquiétudes
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Mercosur: accord appliqué le 1er mai, inquiétudes

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Mercosur: accord appliqué le 1er mai, inquiétudes

Zdroj: AGRONEWS Všechny zprávy ze zdroje

L'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur sera appliqué de manière provisoire à partir du 1er mai 2026, une décision qui ravive de fortes inquiétudes chez les agriculteurs européens. Application provisoire 1er mai : la Commission européenne a choisi d'activer l'application provisoire malgré l'absence de ratification parlementaire, expliquant vouloir tester les effets économiques à court terme. Le traité ouvre de larges débouchés mais suscite des réserves sur la conformité sanitaire et environnementale des flux entrants, notamment pour la viande bovine et le soja.

Enjeux sanitaires et de traçabilité

Les organisations agricoles et plusieurs eurodéputés dénoncent un manque de garanties sur la traçabilité des animaux et des céréales importés du Mercosur, signalant que les systèmes actuels remontent souvent au niveau du lot plutôt qu'à celui de l'animal. Les critiques mettent en avant le risque que des produits traités par des substances interdites en Europe ou des activateurs de croissance entrent sur le marché européen en l'absence de contrôles stricts en amont. Sur le plan réglementaire, l'Union annonce vouloir abaisser certaines limites maximales de résidus et renforcer les contrôles à l'importation, mais les professionnels soulignent que ces mesures demandent des moyens opérationnels et des campagnes d'inspection ciblées.

Le volet environnemental concentre une grande partie de la polémique puisque le Mercosur est un important fournisseur de soja et de bétail; des ONG estiment un risque notable de déforestation lié à l'expansion de ces cultures et élevages pour l'export. 28 000 km² est l'estimation souvent citée par des observateurs comme surface potentiellement menacée par la déforestation associée aux filières d'exportation, un chiffre qui alimente la colère des associations et des filières européennes soucieuses de standards durables. Les règles européennes contre la déforestation imposent des obligations de diligence, mais leur mise en œuvre opérationnelle et leurs contrôles restent au centre du débat.

Sur le plan commercial, le traité supprime une large part des droits de douane et facilite l'entrée en Europe de viande bovine, volaille, soja, riz, miel et certaines matières premières sud-américaines, tandis que les exportations européennes (voitures, machines, vins, fromages) devraient bénéficier d'un accès élargi à un marché de 700 millions de consommateurs. Pour les éleveurs et agriculteurs français, la crainte est double : concurrence accrue sur certains segments de marché et pression sur les prix qui pourrait fragiliser des filières déjà tendues.

Les mécanismes de sauvegarde et de rééquilibrage présents dans le texte sont jugés insuffisants par des syndicats agricoles car leur activation est encadrée par des conditions strictes. Des voix demandent des instruments de compensation ciblée et des moyens renforcés pour les contrôles sanitaires et environnementaux à l'importation afin d'éviter une distorsion de concurrence liée à des normes différenciées.

La procédure institutionnelle se poursuit : la justice européenne doit encore être saisie sur des aspects de légalité et le Parlement européen devra se prononcer dans les mois à venir, une échéance qui déterminera si l'accord restera en vigueur au-delà de sa période provisoire. Entre-temps, producteurs, ONG et autorités devront agir rapidement sur la traçabilité, les contrôles et les mécanismes de conformité pour que l'ouverture commerciale n'entraîne pas d'effets collatéraux irréversibles pour les filières agricoles européennes.

Photo - www.ouest-france.fr

Témata: Viande bovine, Écologie & Environnement, Commerce international

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