Loup : le Caf loup « déçu » par la loi d'urgence agricole
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Loup : le Caf loup « déçu » par la loi d'urgence agricole

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Loup : le Caf loup « déçu » par la loi d'urgence agricole

Zdroj: AGRONEWS Všechny zprávy ze zdroje

Dans un communiqué diffusé le 11 mai 2026, le collectif dit « Caf loup » a exprimé sa déception après l'examen en commission du projet de loi d'urgence agricole à l'Assemblée nationale. Composé des Chambres d'agriculture, des Jeunes Agriculteurs, de la FNSEA et de ses fédérations spécialisées (FNO, FNB, FNPL, FNC, FNEC), le groupe juge le texte insuffisant pour protéger les éleveurs victimes d'attaques. Les représentants dénoncent notamment une rédaction des amendements qui, selon eux, laisse trop de place à l'arbitraire administratif sur les conditions de tir.

Le Caf loup pointe en particulier l'« évolution des conditions de tirs » adoptée en commission du Développement rural, qu'il qualifie de floue, et regrette que les annonces gouvernementales de février n'aient pas été suivies d'effets opérationnels satisfaisants. La ministre de l'Agriculture avait publié en février 2026 un arrêté visant à augmenter le nombre annuel de loups susceptibles d'être prélevés et à préciser les modalités des tirs de prélèvement, mais pour le collectif ces mesures restent largement en-deçà de ce que demandent les éleveurs. Les signataires estiment que la pratique et l'application locale des textes vont décider de l'efficacité des dispositifs sur le terrain.

Demandes du Caf loup

Le collectif réclame une série de changements que les députés doivent examiner en séance publique : la possibilité d'intervenir dès la survenance d'un risque ou d'une attaque, l'autorisation systématique des moyens de tirs adaptés — y compris les dispositifs de visée thermique — et la capacité d'agir dans les parcs nationaux, y compris en cœur de parc. Les organisations demandent aussi la suppression de l'obligation de mise en œuvre préalable de mesures de réduction de vulnérabilité pour permettre des tirs de défense sur les élevages de bovins et d'équidés, mesure déjà inscrite dans le texte du gouvernement selon Agra Presse. Enfin, le Caf loup réclame une révision « en profondeur » du cadre juridique qui encadre l'espèce.

Les représentants estiment que le loup bénéficie aujourd'hui d'un niveau de protection supérieur à celui des éleveurs et de leurs troupeaux, ce qui, selon eux, nuit à la sécurisation des pâturages et pèse sur la viabilité économique des exploitations rurales. Le collectif insiste pour que la loi clarifie les seuils, les responsabilités et les délais d'autorisation afin d'éviter des situations où des attaques répétées laissent les éleveurs sans solution. Ils demandent également des moyens financiers et logistiques pour accompagner les mesures de protection là où elles restent souhaitables.

Calendrier de l'examen

L'examen en séance publique du projet de loi d'urgence agricole débutera le 19 mai 2026 à l'Assemblée nationale, étape à laquelle le Caf loup espère voir intégrées plusieurs de ses demandes. Les députés pourront proposer des amendements supplémentaires et le débat public déterminera si le texte sera renforcé pour répondre aux enjeux de protection des troupeaux. Les syndicats agricoles ont annoncé qu'ils suivront les travaux de près et maintiendront la pression sur les parlementaires jusqu'au vote final.

Pour les éleveurs, les prochains jours seront déterminants : l'issue parlementaire conditionnera les possibilités d'intervention rapide et les modes d'action sur les territoires, en particulier pour les bovins et les équidés exposés aux prédations. Le débat autour du « statut juridique de l'espèce loup » et des pouvoirs de tir reste au cœur des tensions entre protection de la biodiversité et protection des activités agricoles.

Photo - www.reussir.fr

Témata: Bovins, Équins, Écologie & Environnement

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