Des achats font monter les prix, selon Baptiste Buczinski
close_up

Tyto stránky používají soubory cookie. Zjistěte více o účelu jejich použití a o změně nastavení souborů cookie ve Vašem prohlížeči. Používáním těchto stránek souhlasíte s používáním souborů cookie v souladu s aktuálním nastavením prohlížeče Zjistěte více o souborech cookie

Des achats font monter les prix, selon Baptiste Buczinski

Doba čtení: přes 2 minut

Des achats font monter les prix, selon Baptiste Buczinski

Zdroj: AGRONEWS Všechny zprávy ze zdroje

Face à l'incertitude des marchés et à des niveaux de prix jugés attractifs, les acheteurs se sont couverts en produits laitiers, provoquant une remontée des cours au printemps 2026. Selon Baptiste Buczinski, agroéconomiste à l'Institut de l'élevage, ces mouvements concernent autant le beurre que les poudres, et plus particulièrement la poudre maigre, entretenue par des achats soutenus à l'export. 2 790 €/t reste un repère évoqué pour la cotation Atla de la poudre maigre en semaine 14, avec un repli observé ensuite vers 2 660 €/t sur quinze jours, ce qui illustre une volatilité importante sur une courte période. Les opérateurs achètent pour se couvrir face à des prix bas et à des risques géopolitiques, en particulier le conflit au Moyen-Orient qui alimente l'incertitude des marchés mondiaux.

La demande mondiale pour la poudre maigre est robuste; certains marchés comme l'Iran absorbent d'importants volumes et influencent le prix mondial. Sur le beurre, la tendance est à la hausse mais différenciée selon les zones: la progression est plus modérée en Europe tandis qu'elle est plus marquée aux États-Unis et en Océanie, où les disponibilités et les flux commerciaux pèsent différemment. Des pays importateurs comme le Brésil et l'Algérie cherchent également des approvisionnements en poudres grasses, ce qui mécaniquement soutient les cours sur les segments gras et maigres.

Sur le plan des approvisionnements, la collecte laitière mondiale reste dynamique et influence l'équilibre offre-demande: la croissance récente de la collecte est tirée par l'Union européenne et les États-Unis, ce qui limite les tensions d'approvisionnement immédiates mais nourrit le stockage. Selon les mêmes observations, plus de la moitié de la croissance provient de l'UE, avec 52 % collecte UE et une contribution américaine notable estimée à 28 % collecte US. Cette dynamique de collecte, conjuguée à des achats de précaution, favorise la constitution de stocks chez certains acheteurs et opérateurs industriels.

Les flux commerciaux évoluent aussi pour des raisons politiques: l'Algérie s'est tournée vers d'autres fournisseurs, notamment l'Argentine, pour diversifier ses importations, ce qui réduit certains débouchés traditionnels pour la France. Pour les exportateurs européens, cette redistribution des provenances est une donnée à intégrer dans les stratégies commerciales, d'autant que la demande pour des fromages ingrédients destinés à l'export montre également des signes de reprise, soutenant les prix des matières premières laitières transformées.

Pour les acteurs de la filière française, la combinaison de prix attractifs, d'achats de couverture et d'une collecte soutenue impose de suivre de près les arbitrages entre vente immédiate et stockage. La volatilité des cours oblige transformateurs et producteurs à ajuster leurs contrats et leurs calendriers d'exportation pour sécuriser les marges. Les prochaines semaines resteront marquées par des flux d'achats liés aux incertitudes géopolitiques et par la capacité des marchés à absorber des volumes supplémentaires sans renverser la tendance haussière des prix.

Photo - www.web-agri.fr

Témata: Industrie laitière, Prix des matières premières agricoles, Commerce international

Agronews

Zprávy k tématu

Zapomněli jste heslo?

Kontaktovat redakci