Le dernier agriculteur de Montchavin
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Le dernier agriculteur de Montchavin

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Le dernier agriculteur de Montchavin

Zdroj: AGRONEWS Všechny zprávy ze zdroje

Nous avons rencontré Gaston Clément-Guy dans le hameau de Montchavin, perché à 1250 mètres d'altitude, où il tient encore sa ferme au cœur de la station de La Plagne-Tarentaise, à quelques dizaines de mètres des pistes. Il est, aujourd'hui, dernier agriculteur du village, une réalité visible dès l'aube quand il rejoint son étable. Son activité se déroule dans un environnement touristique intense, avec des flux quotidiens de skieurs et des infrastructures de montagne à deux pas. Le contraste entre la vie agricole et l'animation des saisons d'hiver frappe immédiatement le visiteur.

Un métier en décalage

Gaston commence sa journée très tôt : il affirme se lever tous les jours à quatre heures moins le quart pour soigner ses animaux et préparer la traite, une habitude qui lui permet d'assurer les soins indispensables aux vaches avant l'arrivée des remontées mécanisées. Dans l'étable, il gère la nourriture, la santé et le confort du troupeau, des tâches routinières mais exigeantes qui rythment ses journées toute l'année. La présence d'une ferme active si près des pistes interroge sur les interactions possibles entre tourisme et agriculture montagnarde. Ses pratiques montrent une adaptation quotidienne aux contraintes d'altitude et de climat propre à ce territoire.

Le voisinage touristique crée des scènes inattendues : il n'est pas rare, raconte Gaston, de croiser des vacanciers qui rentrent de boîte de nuit au moment où lui-même commence son travail matinal. Cette proximité a aussi un versant historique puisque Gaston se souvient avoir vu naître la station et participé à l'installation d'une des premières remontées mécaniques du secteur. Il confie quelques regrets personnels, notamment celui de ne pas avoir monté un commerce qui lui aurait apporté plus de revenus, ce qui illustre la tension entre choix de vie agricole et opportunités économiques apportées par le tourisme. Les échanges entre ces deux mondes restent limités mais porteurs de pistes d'évolution pour l'exploitation locale en 2026 et au-delà.

Sur le plan économique et territorial, la situation de Montchavin pose la question de la transmission et des formes d'installation en montagne, où les parcelles sont petites et les contraintes fortes. Pour une exploitation comme celle de Gaston, les leviers possibles sont la diversification (vente directe, petite transformation, activités pédagogiques) et les partenariats locaux avec les acteurs du tourisme pour valoriser les produits de la ferme auprès des visiteurs. Plusieurs collectivités et initiatives locales en Savoie encouragent depuis 2024-2026 des logiques de maintien des activités agricoles en altitude, mais la reprise reste rare et délicate. Le cas de Gaston illustre l'enjeu de concilier revenus, mode de vie et préservation des paysages agropastoraux.

Au-delà de l'économie, la présence continue d'un éleveur représente un lien social et culturel important pour Montchavin : surveiller les pâturages, maintenir des pratiques traditionnelles et assurer la gestion des espaces ouverts en montagne contribuent à la résilience du territoire. Gaston refuse pour l'instant de quitter son métier, attaché à ses bêtes et à son rythme quotidien, une position qui questionne les priorités locales en 2026. Sa ferme reste une fenêtre concrète sur la difficile cohabitation entre sérieux enjeux agricoles et forte attractivité touristique, et invite à repenser des solutions adaptées aux exploitations de montagne.

Photo - www.francebleu.fr

Témata: Bovins laitiers, Bien-être animal, Agriculture durable

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